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Turquie: le nom du futur Premier ministre annoncé le 21 août (Erdogan)

15/08/2014 03:31 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre et président élu turc Recep Tayyip Erdogan a confié que le nom de son successeur à la tête du gouvernement serait rendu public le 21 août à l'issue d'une réunion de son parti, selon des propos rapportés vendredi par la presse turque.

"Nous tiendrons notre bureau exécutif jeudi prochain. Nous y discuterons une nouvelle fois de cette question. Et nous rendrons public après cette réunion le nom sur lequel nous nous sommes mis d'accord", a déclaré M. Erdogan jeudi soir à des journalistes, lors d'une réception au siège de son Parti de la justice et du développement (AKP).

Le parti au pouvoir a décidé de réunir le 27 août un congrès extraordinaire qui sera chargé de nommer officiellement son chef, qui deviendra ensuite Premier ministre.

A la tête du gouvernement depuis 2003, M. Erdogan doit être officiellement investi chef de l'Etat le lendemain, le 28 août, après sa victoire dimanche (51,8%) dès le premier tour de l'élection présidentielle disputée pour la première fois au suffrage universel direct.

Le quotidien proche du régime Yeni Safak a écrit dans son édition de vendredi que M. Erdogan avait recommandé le nom de son actuel ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, pour lui succéder à la tête de l'AKP et du gouvernement.

D'autres noms circulent dans la presse turque, comme ceux des actuels vice-Premier ministres Bülent Arinç et Ali Babacan.

Sitôt investi des fonctions de chef de l'Etat, le nouveau président, qui succède à son compagnon de route Abdullah Gül, devrait nommer officiellement le nouveau chef de l'AKP à la tête du gouvernement.

Agé de 60 ans, M. Erdogan a promis de renforcer les prérogatives de chef de l'Etat, un poste largement protocolaire, pour garder les rênes du pays, s'attirant les critiques de l'opposition qui dénonce sa dérive autocratique.

Lors d'un discours prononcé mercredi devant des cadres de l'AKP, il a balayé ces critiques mais a à nouveau dénoncé les réseaux sociaux, dont il avait momentanément ordonné le blocage en mars, assimilés à "un couteau dans les mains d'un assassin".

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