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Nucléaire: le chef de l'AIEA dimanche en Iran (AIEA)

15/08/2014 09:32 EDT | Actualisé 15/10/2014 05:12 EDT

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, se rendra dimanche en Iran "pour faire progresser le dialogue et la coopération" avec ce pays, a annoncé vendredi l'agence spécialisée de l'ONU.

M. Amano, qui s'était notamment déjà rendu en Iran en novembre 2013, doit s'entretenir "avec des dirigeants iraniens et des responsables de haut rang", précise l'AIEA.

L'Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine et Allemagne) se sont quittés le 19 juillet à Vienne en se donnant quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour parvenir à un accord définitif devant garantir le caractère pacifique du programme nucléaire de la République islamique, en échange d'une levée des sanctions internationales qui visent celle-ci.

Leurs négociations reprendront avant l'assemblée générale annuelle de l'ONU, dont l'ouverture est programmée le 16 septembre.

Après une série de six rounds de négociations depuis février, les deux parties semblent avoir rapproché leurs positions sur certains points, notamment sur le réacteur à eau lourde d'Arak, susceptible de fournir du plutonium pouvant entrer dans la composition de la bombe atomique, et sur une augmentation des inspections des sites nucléaires iraniens.

La pause estivale n'est pas totale, puisque des délégations diplomatiques américaine et iranienne ont rendez-vous début août à Genève pour des entretiens bilatéraux.

La visite du patron de l'AIEA intervient également alors que l'Iran doit répondre, d'ici au lundi 25 août, à des questions de l'AIEA relatives à des recherches menées par la République islamique jusqu'à 2003 - et éventuellement plus récemment - dans le domaine nucléaire militaire.

L'Iran a toujours nié avoir mené de telles recherches, mises en évidence fin 2011 dans un rapport de l'AIEA, sur ce que les experts sont convenus d'appeler "les possibles dimensions militaires" du programme nucléaire iranien.

"On peut espérer" que la visite de M. Amano signifiera "un progrès" sur ce point précis, a déclaré à l'AFP une source diplomatique à Vienne.

Le président iranien Hassan Rohani, dont l'élection l'an dernier avait donné le signal d'une certaine détente après dix ans de confrontation, a violemment dénoncé cette semaine tout ceux qui, à l'intérieur ou à l'extérieur des frontières de l'Iran, s'opposent à sa politique de rapprochement avec le monde et aux négociations nucléaires.

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