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ArcelorMittal: la proposition du conciliateur acceptée, retour au travail lundi

15/08/2014 10:27 EDT | Actualisé 15/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Après un lock-out qui aura duré un peu plus d'une semaine, les quelque 285 employés de l'usine Contrecoeur-Ouest d'ArcelorMittal retourneront au travail lundi.

Les employés ont accepté vendredi soir, dans une proportion de 84 pour cent, une proposition soumise par le conciliateur du ministère du Travail. Ils étaient sans contrat de travail depuis le 31 juillet.

La question du régime de retraite des employés, qui était au coeur du litige, a été réglée. Le contrat de travail de six ans prévoit la création d'un régime de retraite à financement salarial pour les nouveaux travailleurs.

Le régime s'apparente à un régime à prestations déterminées, excepté que les employés devront assumer seuls les éventuels déficits actuariels. Cependant, le régime sera géré par les travailleurs, ce qui signifie que les éventuels surplus ne seront pas accessibles à l'employeur, qui ne pourra pas non plus prendre de congé de contribution.

Par ailleurs, le contrat de travail prévoit des hausses salariales annuelles de 0,75 $/l'heure pour les cinq premières années de l'entente, puis de 0,85 $/l'heure pour la dernière année. Une prime de 1000 $ sera également accordée à la signature du contrat.

Dans un communiqué, la direction d'ArcelorMittal s'est dite satisfaite de la ratification de l'entente. Le syndicat parle quant à lui d'un «contrat honorable».

«Ça été une négociation longue et ardue, mais la conclusion est honorable pour nous. Je ne dirais pas qu'on est pleinement satisfaits du résultat, puisque effectivement il y a un régime maintenant pour les nouveaux salariés qui est moins avantageux. Disons qu'au niveau du risque, maintenant, ce sont les travailleurs qui vont assumer ce fardeau-là dans les prochaines années», a expliqué le responsable des communications du Syndicat des Métallos, Guy Gaudette, en entrevue avec La Presse Canadienne.

Il reconnaît néanmoins qu'il s'agit d'une amélioration par rapport à l'offre patronale rejetée tout juste avant le lock-out décrété le 6 août, dans laquelle ArcelorMittal proposait plutôt un régime de retraite à cotisation déterminée.

M. Gaudette a également souligné que les syndiqués ont réussi à retirer de l'offre la clause concernant les arrêts de production sans déplacement et sans salaire, ce qui aurait été, selon lui, «un retour dans les années 90».

Le représentant syndical estime donc que malgré les relations tendues pendant le lock-out, le retour au travail devrait bien se passer lundi, notamment parce que le grief patronal et les deux injonctions à l'endroit des syndiqués ont été réglés par l'entente.

«Ça, c'est important pour faire en sorte que (dans) les relations de travail, il n'y ait rien qui traîne. (...) Je pense que c'est un pas dans la bonne direction pour recommencer du bon pied», a fait valoir M. Gaudette.

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