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Pollution atmosphérique: le gouvernement albertain critiqué pour son inaction

14/08/2014 07:19 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

EDMONTON - Des politiciens de l'opposition et des groupes environnementaux critiquent le gouvernement albertain pour ce qu'ils décrivent comme une absence de réponse aux données démontrant que la concentration de deux polluants atmosphériques a dépassé les niveaux d'alerte dans la région des sables bitumineux.

Selon la néo-démocrate Rachel Notley, la surveillance n'est que la première d'une série d'étapes, et si celle-ci n'est pas encadrée par des mesures de contrôle, «elle ne sert à rien».

Le gouvernement n'en sait cependant pas assez pour identifier exactement la source de la pollution, soutient Katrina Bluetchen, du ministère de l'Environnement.

Cette dernière affirme qu'il est impossible de mettre au point la bonne stratégie pour s'attaquer au problème avant que le gouvernement ne comprenne réellement la situation et les causes de celle-ci.

Le rapport révèle que du dioxyde de souffre et du dioxyde d'azote — deux produits chimiques contribuant aux pluies acides et au smog — dépassent les concentrations censées déclencher une gestion gouvernementale plus stricte. Ces concentrations s'élèvent respectivement au tiers et aux deux tiers des limites jugées dangereuses pour la santé humaine.

Trois des 11 stations de surveillance font déjà état de concentrations moyennes de dioxyde d'azote dépassant la première limite. Six des stations ont rapporté un dépassement de la limite pendant de courtes périodes. Les deux tiers des stations faisant état de concentrations plus importantes se situaient près des installations de sables bitumineux.

Malgré ces informations, Mme Bluetchen affirme que des études supplémentaires sont nécessaires.

«Si nous concevons un plan d'intervention qui s'attaque réellement au problème, nous devons véritablement en réduire l'ampleur. Est-il provoqué par une entreprise précise? Est-il causé par l'impact cumulé de plusieurs entreprises utilisant un procédé spécifique?»

Pour Amin Asadollahi, de l'Institut Pembina, un groupe de réflexion sur les énergies vertes, cela n'est pas suffisant. «Que le gouvernement dise "Nous allons continuer à surveiller un peu et il n'y a pas de quoi s'inquiéter", cela en dit long sur l'absence de sentiment d'urgence dans cette affaire.»

Les données contenues dans l'étude de jeudi datent déjà de 2012.

Mme Notley a laissé entendre que le gouvernement utilisait son programme de surveillance environnementale comme excuse pour éviter d'agir, un point de vue partagé par Greenpeace.

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