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Le Français Péraud, 2e au dernier Tour de France, participera au GP de Montréal

14/08/2014 02:44 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Grand Prix cycliste de Montréal comptera dans son peloton nul autre que celui qui a fini deuxième au dernier Tour de France, Jean-Christophe Péraud.

Le mois dernier, l'athlète de 37 ans est devenu le premier Français depuis 1997 à monter sur le podium en Grande boucle.

Péraud dispute actuellement le Tour de l'Ain, dans le sud-est de la France.

«La forme est certainement bonne, mais elle n'est pas encore complètement revenue depuis le Tour, a confié Péraud jeudi, dans une conférence téléphonique pour annoncer sa présence au GP cycliste de Québec, le 12 septembre, et à celui de Montréal, deux jours plus tard. Je vais travailer d'arrache-pied pour arriver en forme au Québec.

«J'ai été extrêmement satisfait de ma performance (au Tour de France), a t-il ajouté. Au départ de la course, j'étais loin de pouvoir imaginer ce résultat. J'étais un peu inquiet pour ce qui est d'être en forme pour la fin de la saison, mais je vois sur ce Tour de l'Ain que c'est encore possible, que ce soit pour les courses au Québec ou en Lombardie, à la fin de la saison.»

Le natif de Toulouse avait de bons mots pour les parcours québécois, jeudi.

«Que ce soit Montréal ou Québec, je trouve que ce sont des courses très très bien tracées, a dit Péraud, qui disputera l'épreuve montréalaise pour la troisième fois de sa carrière. Elles mettent à l'avant-scène des grimpeurs et des 'puncheurs', alors ce sont des courses qui peuvent me convenir.

«L'une et l'autre sont très festives et propices au spectacle, et elles sont maintenant bien installées au calendrier. Non seulement les coureurs ne rechignent pas y aller, mais ils y prennent aussi beaucoup de plaisir. C'est aussi un passage intéressant pour ceux qui vont participer aux championnats du monde.»

Il y a toutefois peu de comparaisons entre les compétitions par étape et celles d'une journée.

«Les courses d'un jour et par étape sont très différentes, même si certains parviennent à briller dans les deux, a dit le coureur d'AG2R La Mondiale. Pour celles d'un jour, la vitesse est une qualité primordiale, pour être en mesure de bien finir au sprint.»

D'ailleurs, il ne se considère pas vraiment parmi les favoris pour l'emporter au Québec, disant manquer un peu de vitesse pour la fin de ce genre d'épreuves d'un jour.

«Je pense être un coureur complet, ce qui caractérise les coureurs de courses à étapes, dit-il. Je suis bon grimpeur, bon rouleur en contre-la-montre, a dit le Français. J'arrive aussi à accompagner les meilleurs sur les ascensions un peu plus courtes, avec un style 'puncheur'. Et sans être le meilleur dans ces domaines, j'arrive à bien performer un peu partout».

Malgré ses 37 ans, Péraud en est à sa cinquième saison en cyclisme sur route, après un long passage en vélo de montagne, où il a notamment couru au Mont Ste-Anne, près de Québec.

«J'avais fait un peu le tour en VTT, j'en faisais depuis plus d'une dizaine d'années, raconte-il. Je me suis régalé et épanoui dans ce sport, mais après avoir gagné une médaille olympique, (d'argent, en 2008), ce qui était un rêve et un aboutissement sportif, j'avais envie de nouveaux défis.

«Il y avait ce Tour de France archi-médiatisé qui m'appelait, et je voulais me comparer aux meilleurs cyclistes sur route, pour voir de quoi j'étais capable.»

Le cyclisme a par ailleurs vu ces derniers temps l'éclosion de plusieurs coureurs de nations au delà de l'Europe, où plusieurs pays ont une grande tradition dans ce sport.

«L'UCI a poussé pour l'internationalisation de la disciple et ça fonctionné, a dit Péraud, mentionnant notamment les Australiens, les Japonais, les Colombiens et les Canadiens. Ça rend la tâche d'autant plus difficile. C'était un sport typiquement européen qui devient plus global, et je pense que c'est une bonne chose pour le cyclisme.»

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