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Jeune abattu par la police: Obama appelle à «la paix et au calme» à Ferguson

14/08/2014 05:10 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:12 EDT

FLORISSANT, États-Unis - La patrouille routière de l'État du Missouri assurera la supervision de la sécurité dans la banlieue de St. Louis, théâtre de protestations violentes depuis qu'un jeune homme noir a été abattu par la police, a annoncé mercredi le gouverneur Jay Nixon. Le président américain Barack Obama a appelé à «la paix et au calme» dans les rues de la localité, et a soutenu les efforts du gouverneur.

M. Nixon a indiqué que la sécurité serait supervisée par le capitaine Ron Johnson de la patrouille routière. M. Johnson, policier noir, a dit avoir grandi à Ferguson et avoir le souhait personnel d'une «fin du cycle de violence» dans cette localité.

La police de l'État assurera ainsi la loi et l'ordre à la place de la police locale après quatre jours d'affrontements. Des foules importantes se sont rassemblées dans cette localité pour exprimer leur colère depuis la mort du jeune de 18 ans Michael Brown, samedi dernier. En conférence de presse, le gouverneur a dit espérer que Ferguson soit reconnue pour la solidarité qui aura suivi le drame.

Des centaines de personnes manifestaient de nouveau, jeudi soir, marchant dans les rues de Ferguson.

En début de soirée, les agents de la sûreté de l'État et la police du comté de St. Louis marchaient aux côtés des manifestants. Plusieurs marcheurs s'arrêtaient pour serrer la main de policiers. Une femme a serré dans ses bras le capitaine Ron Johnson, nouveau superviseur de la sécurité. M. Johnson a fait valoir à l'Associated Press que «tout le monde veut des réponses et veut que justice soit faite».

La scène contrastait avec celle des nuits précédentes, alors que des agents en tenue antiémeute avaient affronté les manifestants. Plusieurs arrestations avaient été effectuées.

La police avait dû défendre l'usage de gaz lacrymogènes et de bombes fumigènes pour repousser les manifestants.

Le président Obama a aussi dit jeudi qu'il n'y avait pas d'excuse pour un usage excessif de la force, pas plus que pour des gestes de violence contre les policiers. Il a dit avoir demandé au département de la Justice et au FBI d'enquêter sur le drame.

«Je sais que les émotions sont vives en ce moment à Ferguson, et il y a certainement des vues passionnées divergentes sur ce qui est survenu, a dit M. Obama, prenant la parole de son lieu de vacances dans le Massachusetts. Mais souvenons-nous que nous faisons tous partie de la grande famille américaine. Nous sommes unis par des valeurs communes, dont celles de l'égalité devant la loi, du respect de l'ordre public et du droit de manifester pacifiquement.»

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