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Japon: 200 manifestants contre l'extension d'une base aérienne américaine à Okinawa

14/08/2014 04:54 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Environ 200 personnes ont manifesté jeudi sur l'île d'Okinawa, à l'extrême sud du Japon, pour réclamer l'arrêt des travaux d'une future base aérienne américaine.

Brandissant des pancartes et banderoles proclamant "pas de nouvelle base", les manifestants s'étaient rassemblés devant la base américaine du Camp Schwab, où des travaux ont commencé pour construire de nouvelles pistes d'atterrissage et décollage qui gagnent sur la mer.

"Nous sommes très en colère contre ces travaux qui bafouent le ressenti des gens d'Okinawa. Nous continuerons à protester jusqu'à l'arrêt des travaux", a déclaré par téléphone à l'AFP Hiroshi Ashitomi, l'un des organisateurs de la manifestation.

Le littoral était surveillé par des navires des garde-côtes tandis que des manifestants tentaient de s'approcher du site à bord de petites embarcations.

Okinawa abrite la plus grande partie des 47.000 soldats américains basés au Japon, une présence qui est mal vécue par les habitants de l'île.

L'extension du Camp Schwab fait partie d'un vieux projet de 1996 retardé depuis des années pour déplacer la base aérienne de Futenma actuellement située dans la ville de Ginowan (sud d'Okinawa), une zone de forte concentration urbaine.

En décembre dernier, le gouverneur d'Okinawa avait donné son feu vert au déplacement de la base américaine, en signant l'autorisation pour la création de terrains artificiels en bordure du littoral oriental de l'île, sur la commune de Nago.

Pour convaincre le gouverneur longtemps réticent, le Premier ministre de droite Shinzo Abe a promis entre autres une aide financière d'au moins 300 milliards de yens (2,1 milliards d'euros) par an pour l'économie d'Okinawa jusqu'en 2021.

Mais en janvier, un opposant au projet, Susumu Inamine, avait été réélu maire de Nago, la ville d'accueil prévue.

Jeudi, il s'est dit "furieux" du début des travaux: "nous protestons énergiquement de cette initiative du gouvernement et nous sommes déterminés à bloquer la construction d'une nouvelle base", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Bien que le maire ne dispose pas d'un droit de veto sur l'installation de la base elle-même, il peut s'opposer à l'usage des routes et des ports par les intervenants sur le chantier.

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