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USA: hommage discret à la mort de Lauren Bacall

13/08/2014 12:11 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Quelques roses discrètes déposées près de chez elle à New York, hommages du monde du cinéma, ses fans pleuraient mercredi l'actrice Lauren Bacall, légende de l'âge d'or d'Hollywood décédée à 89 ans.

Après une carrière de plus de 60 ans, qui l'avait propulsée dès son premier film, "Le port de l'angoisse" de Howard Hawks, au panthéon des actrices glamour, avec sa voix grave et son regard bleu inoubliable, Lauren Bacall est décédée d'un accident cardio-vasculaire (AVC).

Sa mort a suivi de quelques heures le suicide de l'acteur Robin Williams, 63 ans, qui a suscité une intense émotion dans le monde, et une avalanche de réactions.

"Et maintenant nous perdu la grande Lauren Bacall. RIP (Repose en paix) chère Betty", a écrit sur Twitter l'actrice Mia Farrow, utilisant le vrai prénom de l'actrice, née Betty Joan Persket, fille unique d'immigrants juifs roumano-polonais. "Quelle perte terrible pour nous tous. D'abord Robin qui était un génie, et maintenant Lauren", a également commenté Barbra Streisand, rendant hommage à une "amie sage et aimante", une "originale".

"La plus dame des dames", a également tweeté l'acteur et producteur John Cusack, rendant hommage à son regard bleu intense, alors que le critique de cinéma américain Leonard Maltin saluait celle qui était "l'un des derniers liens avec l'âge d'or d'Hollywood."

"Merci de nous avoir tous appris à siffler", a également tweeté l'acteur Seth MacFarlane, en référence à sa célèbre tirade face à Bogart dans "Le port de l'angoisse".

Mercredi matin, quelques badauds bravaient la pluie devant le Dakota, le célèbre immeuble près de Central Park où elle vivait.

Mais pas question d'y laisser des fleurs. Trois gardiens en livrée grise font signe que non. Une main anonyme déjoue l'interdiction, et laisse quelques roses couleur lavande à l'arrière du bâtiment, accrochées aux balustrades de fer forgé.

Claire Hogenauer, qui se présente comme une avocate et dit habiter la rue d'à côté, doit repartir avec son maigre bouquet. Elle raconte avoir vu régulièrement Lauren Bacall dans le quartier, être allée l'applaudir à Broadway. Dit avoir adoré son rire.

"Elle avait le plus beau rire que j'ai jamais entendu de ma vie".

D'elle, elle salue surtout le couple mythique que l'actrice formait avec Humphrey Bogart, à la ville comme à la scène,jusqu'à la mort de celui-ci en 1957.

Patti van Dyke, une autre voisine qui promène son chien, se souvient d'une femme "très gentille. Elle était adorable. Elle se souvenait toujours de mon nom, et demandait des nouvelles de ma carrière".

Elle récite la tirade culte à jamais associée à Bacall face à Bogart dans "Le port de l'angoisse": "Vous savez siffler, Steve? Vous rapprochez vos lèvres comme ça, et vous soufflez".

Mais nombre de touristes ne sont pas même au courant de la mort de l'actrice symbole de l'âge d'or d'Hollywood. Et s'ils photographient le Dakota, c'est en souvenir d'une autre célébrité, John Lennon, tué en décembre 1980 devant le bâtiment où il habitait avec Yoko Ono.

"Yoko Ono habite encore au 4e étage", explique ainsi Jose Antonio Nieto, un touriste venu en famille de Cadix en Espagne. De Lauren Bacall il ne connaît pas même le nom. "Lauren qui"?

Un car de touristes italiens se gare devant le bâtiment, le guide mentionne les célébrités qui y ont vécu ou vivent toujours, John Lennon, Leonard Bernstein, Judy Garland, Rudolf Noureev... Mais pas un mot sur Lauren Bacall.

bd/elm

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