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Un phoque a été aperçu à Montréal et à Longueuil (PHOTOS)

13/08/2014 01:42 EDT | Actualisé 13/08/2014 01:42 EDT
Port de plaisance de La Ronde

Le jeune phoque à capuchon, âgé d'un an tout au plus, a été observé la semaine dernière au Vieux-Port de Montréal, lundi soir à la marina de Longueuil et hier près de La Ronde, au parc Jean-Drapeau. L'animal semble en bonne santé et serait tout simplement un voyageur curieux.

Un reportage de Thomas Gerbet

« Je l'ai vu, il essayait de monter sur le quai à l'autre bout. Après ça, il est allé dans la descente de bateau, puis on ne l'a plus revu », raconte Jacques, qui vit sur son bateau à la marina de Longueuil la moitié de l'année.

Le texte se poursuit après la galerie photos:

Un phoque aperçu à Montréal et à Longueuil

Le phoque au dos bleu s'est reposé sur un quai. Il faut dire qu'il a fait un long voyage depuis les eaux salées plus froides du golfe ou de l'estuaire du Saint-Laurent. Un phoque avait déjà été aperçu en décembre 2013 au Vieux-Port de Montréal, de même qu'un béluga l'année précédente. Un petit rorqual a aussi été observé dans le secteur de Repentigny il y a quelques années.

« Ce sont des animaux qui voyagent, qui explorent », explique la biologiste Josiane Cabana, porte-parole du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins. Elle ne croit pas que le phoque soit perdu ou en difficulté.

« Ce sont des jeunes animaux qui manquent un peu d'expérience. Comme leur population est très nombreuse, ils peuvent vraiment repousser les limites de leur aire de distribution »

— Josiane Cabana, porte-parole du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins

La biologiste ne croit pas que les changements climatiques soient en cause. Elle rappelle que la population de phoques est en forte croissance et que ce genre de visite pourrait devenir de plus en plus fréquente.

Illégal d'approcher le phoque

Il est illégal d'approcher un mammifère marin, pour le nourrir par exemple. Des agents de Pêches et Océans Canada peuvent remettre des constats d'infraction. « C'est un animal sauvage, alors il est très important de garder ses distances, de ne pas tenter d'interagir avec lui », précise Josiane Cabana.

La biologiste rappelle que « la nature va faire les choses » et que l'animal repartira de lui-même. Mais il pourrait également mourir : « Ce n'est pas impossible, c'est le cours normal de la vie », explique Josiane Cabana.

Le Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins regroupe des partenaires publics et privés qui travaillent à mieux documenter les causes de mortalité chez les mammifères du Saint-Laurent et à trouver des solutions quand ils se trouvent en difficultés. Un numéro de téléphone existe pour effectuer un signalement d'un animal mort ou en difficulté : 1877 7-BALEINE