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La Libye demande une intervention internationale aux Nations unies

13/08/2014 12:11 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Le Parlement libyen nouvellement élu a demandé mercredi aux Nations unies une «intervention internationale», et a voté pour le démantèlement de milices responsables des violences faisant rage à travers le pays depuis des semaines.

La Libye est frappée par ses pires violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011. Des milliers de personnes ont choisi de fuir le pays, et plusieurs ambassades ou organisations internationales ont fermé leurs portes.

Les parlementaires libyens se sont rassemblés à Tobruk, la ville la plus à l'est du pays et loin des milices qui se disputent depuis plusieurs semaines le contrôle de l'aéroport international de Tripoli ou des violences qui secouent Benghazi, la deuxième ville en importance du pays.

Ils ont adopté une résolution réclamant l'aide du Conseil de sécurité. Cent onze des 124 parlementaires présents ont voté en faveur, mais on ne sait pas exactement comment l'ONU répondra à leur demande. La mission des Nations unies en Libye — ayant quitté en raison des violences — a appelé les parties à cesser les violences et à tenir des pourparlers de paix.

Pendant ce temps, à Tripoli, des bombardements erratiques ont coûté la vie à au moins trois personnes pendant la nuit de mardi à mercredi.

Dans un geste visant à freiner les violences, le Parlement a voté pour donner un ultimatum aux milices rivales de joindre l'armée et la police avant la fin de l'année.

Le législateur Eissa al-Aribi a affirmé que les membres des milices avaient jusqu'au 31 décembre pour joindre les forces régulières ou être intégrés à d'autres institutions. Jusqu'à ce moment, leurs salaires continueront d'être versés, a-t-il précisé. Près de 200 000 membres de différentes milices seraient sur la liste de paie du gouvernement. M. al-Aribi a affirmé que les membres qui ne respecteraient pas l'ultimatum risquaient jusqu'à trois ans de prison.

Les milices ont profité d'un vide laissé par la faiblesse de la police et une armée écorchée. Les gouvernements successifs ont versé des salaires aux milices en retour d'un certain maintien de l'ordre, mais les rivalités sur le contrôle du territoire et des ressources ont mené à des combats violents.

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