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Hommage aux victimes d'Ebola aux obsèques du missionnaire espagnol à Madrid

13/08/2014 12:48 EDT | Actualisé 13/10/2014 05:12 EDT

Plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage mercredi aux victimes du virus Ebola, qui a fait plus de 1.000 morts depuis le début de l'année, lors des obsèques à Madrid du prêtre espagnol Miguel Pajares, premier mort européen de cette épidémie.

Le missionnaire est décédé mardi à l'âge de 75 ans, à l'hôpital La Paz-Carlos III de Madrid où il avait été rapatrié le 7 août et traité par le sérum expérimental également administré à deux patients américains dont l'état de santé s'est amélioré.

Le corps du prêtre, qui avait contracté le virus au Liberia où il travaillait dans un hôpital religieux, a été incinéré sans autopsie et sa chambre désinfectée pour éviter toute propagation du virus à fort taux de mortalité et pour lequel il n'existe aucun vaccin.

"Comment est-il possible que dans cette partie du monde il y ait de tout et que là-bas ils n'aient rien ?", a regretté l'archevêque de Tolède, Braulio Rodríguez, durant la messe d'hommage dans la petite chapelle de l'hôpital Saint Raphaël, appartenant à l'Ordre catholique de Saint-Jean de Dieu.

"Ce qu'il faut, c'est investir, voir comment on peut combattre" des maladies comme Ebola qui, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a fait plus de 1.000 morts et infecté près de 2.000 personnes en Afrique, a-t-il ajouté devant quelque 300 personnes venues se recueillir autour de l'urne funéraire.

L'urne, accompagnée d'une grande couronne de fleurs blanches, était arrivée dans la matinée jusqu'à l'hôpital Saint Raphaël où une autre gerbe de fleurs envoyée par le roi et la reine d'Espagne ornait l'entrée.

"Je suis certain, le connaissant, que (le frère Miguel) me dirait de parler des malades, des gens pauvres et sans rien qui vivent dans son Liberia chéri", a affirmé l'un des responsables de l'Ordre, Miguel Angel Varona.

De nombreux religieux étaient présents dans l'assistance mais également des personnes venues rendre hommage au prêtre et à son dévouement. Comme Irene Gonzalez-Arnau Campos, 63 ans, venue expressément des Iles Canaries, avec sa soeur Ana Maria.

"Nous sommes tous humains. Nous avons besoin les uns des autres, ce ceux qui donnent leur vie pour les autres", disait cette dernière.

Présente au nom du gouvernement, la ministre de la Santé Ana Mato, a regretté le décès du prêtre et souligné les efforts du personnel médical, assurant que "tous les protocoles étaient suivis à la lettre" pour désinfecter les locaux où le missionnaire a été soigné.

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