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Centrafrique: la présidente dénonce les "fauteurs de trouble" et les partisans de la partition

13/08/2014 04:22 EDT | Actualisé 12/10/2014 05:12 EDT

La présidente de transition Catherine Samba Panza a appelé à lutter contre les "fauteurs de troubles" qui alimentent le "chaos sécuritaire" en Centrafrique, dénonçant les "extrémistes" partisans du "projet suicidaire" de la partition du pays.

"Nous devons tous (...) apporter tout notre appui et notre collaboration aux forces internationales pour extirper de nos quartiers les fauteurs de troubles que nous connaissons tous et qui continuent à semer le désordre dans notre pays", a déclaré mardi soir Mme Samba Panza, dans un discours à l'occasion de la fête nationale du 13 août marquant le 54è anniversaire de l'indépendance de la Centrafrique.

Cette ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka. Ceux-ci ont été évincés du pouvoir en janvier mais le pays reste déchiré par des affrontements entre milices à dominante chrétienne et musulmane malgré une intervention armée de la France et de pays africains.

"Tous les indicateurs de notre société sont aujourd'hui au rouge et expliquent à eux seuls la difficile transition politique dont j'ai la charge", a-t-elle expliqué.

"Notre pays n'a pas les moyens de son indépendance et de sa souveraineté, par la propre faute de ses filles et ses fils. Tout comme les autorités de la transition n'ont pas les moyens de leur vision et de leur politique", a-t-elle déploré: "le bilan de nos années d'indépendance ne nous fait pas honneur".

Dans un "contexte de chaos sécuritaire qui perdure", et face aux "graves menaces qui pèsent aujourd'hui sur le pays", Mme Samba Panza a appelé ses concitoyens à "plus de vigilance contre toutes les manipulations qui s'organisent chaque jour pour déstabiliser les autorités de la transition".

Suite à un fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville entre ex-rébellion Séléka et milices anti-balaka, la présidente de transition, arrivée au pouvoir en janvier 2014 avec le soutien de la communauté internationale, a nommé un nouveau Premier ministre en début de semaine afin de relancer la transition en panne.

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