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Jeune abattu au Missouri: le policier n'est pas identifié en raison de menaces

12/08/2014 06:09 EDT | Actualisé 12/10/2014 05:12 EDT

FERGUSON, États-Unis - Le chef de la police dans une banlieue de St. Louis, dans le Missouri, où un policier a abattu un jeune homme noir non armé, a dit mardi que l'identité du policier ne serait pas divulguée publiquement en raison de menaces de mort à son endroit.

Le chef de la police de Ferguson, Tom Jackson, a dit avoir d'abord prévu révéler son identité, avant de changer d'avis à la suite de menaces par téléphone au poste de police et à l'hôtel-de-ville, ainsi que sur les réseaux sociaux. L'agent a été placé en congé autorisé durant l'enquête sur la mort du jeune Michael Brown, âgé de 18 ans.

M. Jackson n'a pas fourni de détails, mais a affirmé que la décision avait été prise à la suite d'une série de menaces de mort contre le policier concerné et d'autres policiers.

L'affaire a suscité des tensions entre les communautés, des protestations et du pillage à Ferguson, une ville à prédominance afro-américaine d'environ 21 000 habitants. Les appels au calme de la famille de Michael Brown et de défenseurs des droits civils n'ont pas empêché les violences dans la ville depuis la mort du jeune homme, samedi.

Des témoins ont soutenu que le jeune homme avait les mains levées lorsque le policier s'est approché avec son arme brandie, avant de tirer plusieurs coups.

Les autorités ont été vagues quant à ce qui a mené l'agent à ouvrir le feu, disant seulement que la fusillade avait été précédée par une bagarre avec un homme au cours de laquelle l'arme du policier avait été activée à l'intérieur d'un véhicule de la police.

Le FBI a confirmé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de sa mort, lundi, au lendemain d'une veille à la bougie organisée à sa mémoire ayant tourné à l'émeute, dans les rues de la ville de Ferguson.

La fusillade a suscité les critiques de certains leaders des droits civils, qui ont fait référence à la mort par balles en 2012 du jeune de 17 ans Trayvon Martin en Floride, vue comme un geste à caractère racial. George Zimmerman, organisateur d'une patrouille de sécurité composée de volontaires de son quartier, avait été acquitté des accusations de meurtre.

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