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Irak: la Grande-Bretagne largue de nouvelles vivres et "prépostionne" des Tornado

12/08/2014 04:31 EDT | Actualisé 11/10/2014 05:12 EDT

La Grande-Bretagne a procédé mardi à un deuxième parachutage d'aide humanitaire dans le nord de l'Irak alors que des chasseurs Tornado se tiennent prêts pour effectuer des missions de reconnaissance dans la région.

Après un premier parachutage dimanche et une mission avortée lundi, l'armée de l'air britannique a pu, selon le ministère du Développement international, acheminer 15.900 litres d'eau et 816 lampes solaires à la minorité yazidie réfugiée dans les montagnes de Sinjar pour fuir l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Les deux avions Hercules C-130 de la Royal Air Force pourraient bientôt être épaulés par des avions de chasse Tornado, ont confirmé les services du Premier ministre David Cameron.

"Un petit nombre" de ces avions de combat, réputés pour leur efficacité en matière de surveillance, vont ainsi être "prépostionnés dans la région" pour "aider à obtenir, si besoin, une meilleure connaissance du terrain dans le but d'appuyer l'effort humanitaire", a expliqué un porte-parole. "Les Tornado auraient un rôle comparable à celui qu'ils ont eu en début d'année au Royaume-Uni pour recueillir des informations sur les régions affectées par les inondations".

Ces derniers jours, David Cameron et Philip Hammond, le ministre des Affaires étrangères, ont répété à plusieurs reprises que la Grande-Bretagne ne prévoyait pas de participer aux frappes aériennes américaines en Irak.

Le Premier ministre, actuellement en vacances au Portugal, a également fait savoir qu'il ne comptait pas convoquer le Parlement en session extraordinaire, malgré les appels pressants de plusieurs députés.

Toute intervention militaire de la Grande-Bretagne, dont les dernières forces ont quitté l'Irak en 2011, doit en principe obtenir l'aval du Parlement. Celui-ci s'était opposé à des frappes contre le régime syrien l'année dernière, un veto qui avait été considéré comme une défaite humiliante pour David Cameron, favorable à une intervention.

"Nous avons un gouvernement qui est terrifié a l'idée d'intervenir (...) Or plus on attend à tergiverser plus la situation empire sur le terrain", regrette mardi dans le Times le général à la retraite Richard Shirreff, déplorant l'inaction du gouvernement à un an des élections générales.

jk/jh

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