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RSF réclame la libération des deux journalistes français détenus en Indonésie

11/08/2014 01:40 EDT | Actualisé 11/10/2014 05:12 EDT

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a réclamé lundi la libération de deux journalistes français qui réalisaient un reportage sur les rebelles séparatistes de Papouasie pour la chaîne de télévision Arte, arrêtés mercredi par la police indonésienne.

"Reporters sans frontières regrette profondément la détention des deux journalistes français, Thomas Dandois et Valentine Bourrat (...) et appelle les autorités locales à les libérer au plus vite", a indiqué l'organisation dans un communiqué.

Détenus par la police de Papouasie depuis mercredi, les deux journalistes ont été arrêtés officiellement pour infraction à la loi sur l'immigration.

"Ils sont par ailleurs suspectés par la police de +subversion+ et de +déstabilisation+", précise RSF.

"Ces reporters réputés pour leur intégrité et leur honnêteté ne sauraient être retenus plus longtemps sans qu'une atteinte à la liberté de la presse soit constituée", a souligné Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans frontières, cité dans le communiqué.

Les deux reporters, employés par la société de production Memento, effectuaient sur l'île un reportage pour Arte sur les conditions de vie locales et les revendications des séparatistes.

"Depuis 1969, les autorités indonésiennes limitent drastiquement l'accès des journalistes étrangers à cette zone du pays, où des mouvements de rébellion sont fortement réprimés", rappelle RSF.

Selon un porte-parole de la police, les rebelles rencontrés par les journalistes venaient des montagnes du centre de la Papouasie, dans le district de Lanny Jaya, où cinq rebelles ont été abattus la semaine dernière dans un échange de coups de feu avec des militaires.

Deux policiers avaient été tués quelques jours plus tôt dans une embuscade attribuée au Mouvement de la Papouasie libre (OPM).

Elu le 9 juillet, le président indonésien, Jokowi Widodo, "avait promis au cours de la campagne électorale d'ouvrir la Papouasie aux journalistes", souligne l'organisation.

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