NOUVELLES

Un logiciel sera utilisé pour contrer un problème associé aux parcs éoliens

10/08/2014 02:03 EDT | Actualisé 10/10/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le ministère de l'Environnement du Canada se prépare à déployer une nouvelle technique pour s'attaquer à l'interférence provoquée par les parcs éoliens qui peut dérégler les prévisions des météorologues et même bloquer les signaux émis par les radars.

Un nouveau logiciel sera incorporé au système national de radars, cet automne, pour tenter de contrer le brouillage provoqué par les éoliennes.

Jim Young, qui travaille pour le programme des radars au sein du ministère, a soutenu qu'il entretient déjà de «très grands espoirs» en lien avec cette innovation.

Il a indiqué qu'au sein de son organisation, le problème de l'interférence soulève des inquiétudes depuis belle lurette.

Le ministère utilise des radars pour détecter les tempêtes, mais les mouvements des éoliennes peuvent fausser les prévisions.

M. Young a précisé que pour obtenir des données fiables à partir de radars, il faut se fier aux mouvements perçus tout en faisant abstraction des masses immobiles comme les bâtiments, les arbres et les tours. Sur son site, le ministère prévient, toutefois, les internautes que la dégradation de l'information risque sérieusement d'induire les prévisionnistes en erreur.

Jim Young a précisé que des perturbations peuvent être provoquées par les parcs éoliens quand ils sont situés à proximité de radars. Plus ils sont proches les uns des autres, plus les possibilités de brouillage sont élevées, selon lui. Dans des circonstances extrêmes, les parcs éoliens sont même susceptibles de bloquer les mouvements de balayage des radars.

Au cours de la dernière année, M. Young a travaillé de concert avec des groupes de chercheurs de l'Université McGill et de l'Université de l'Oklahoma pour mettre au point le logiciel. Cette avancée technologique permettra aux prévisionnistes de mieux distinguer les phénomènes météorologiques des perturbations induites par les éoliennes.

Cependant, Jim Young a reconnu que l'outil pourrait ne pas suffire à la tâche dans des conditions extrêmes. Pour faire face à cette éventualité, il a affirmé que le ministère est en train de négocier une entente avec une importante entreprise éolienne. Il a précisé que l'accord prévoit l'arrêt possible des turbines dans les cas d'épisodes météorologiques extraordinaires.

PLUS:pc