NOUVELLES

Soudan du Sud: les belligérants échouent à former un gouvernement d'unité nationale

10/08/2014 08:31 EDT | Actualisé 10/10/2014 05:12 EDT

Les factions en guerre au Soudan du Sud ne sont pas parvenues à former un gouvernement d'unité nationale à l'expiration dimanche de l'échéance qu'elles s'étaient fixées, un nouvel échec des efforts de paix malgré la menace de sanctions des Nations unies et un risque de famine.

Les camps du président Salva Kiir et de son rival, l'ex vice-président Riek Machar, avaient conclu le 9 mai dernier sous la pression internationale un accord prévoyant un partage du pouvoir dans les soixante jours, c'est à dire au 10 août.

Des négociations ont été lancées en janvier entre les deux camps mais elles ont été interrompues à plusieurs reprises sans véritable résultat sur le terrain.

Elles avaient repris lundi à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, mais les deux parties ne se sont ensuite plus rencontrées de la semaine.

Le conflit marqué par des massacres et atrocités sur des bases ethniques a fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts, depuis la mi-décembre 2013 et chassé de chez elles plus de 1,5 million de personnes.

"Aujourdhui, la population sud-soudanaise attendait un règlement politique se traduisant par un gouvernement de transition pour la sortir du conflit", a déclaré le directeur pour le Soudan du Sud de l'ONG Oxfam, Tariq Riebl, dans un communiqué publié dimanche.

"Au lieu de cela, les dirigeants du Soudan du Sud n'ont pas réussi à surmonter leurs divergences et les combats continuent à ravager le pays alors que la famine menace", a-t-il ajouté.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU avait évoqué l'imposition de "sanctions ciblées" contre les parties au conflit si elles n'appliquaient pas "de toute urgence" l'accord de règlement du 9 mai.

Dans une déclaration de ses quinze membres, le Conseil pressait en particulier MM. Kiir et Machar "d'honorer l'engagement qu'ils ont pris de créer, le 10 août 2014 au plus tard, un gouvernement provisoire d'unité nationale".

Le Conseil insistait aussi dans sa déclaration sur "la profonde inquiétude que lui inspire l'insécurité alimentaire catastrophique qui règne au Soudan du Sud et qui risque de se traduire bientôt par une véritable famine" dans le plus jeune Etat du monde, créé il y a trois ans.

str-pjm/lc/jlb/ros

PLUS:hp