POLITIQUE

Les jeunes libéraux pour les péages sur les ponts de la Rive-Sud

10/08/2014 12:44 EDT | Actualisé 10/10/2014 05:12 EDT
PC

Les jeunes libéraux réunis en congrès à Sherbrooke ont voté dimanche en faveur de nouveaux péages sur les ponts de la Rive-Sud et d'une privatisation de la Société des alcools du Québec (SAQ). De son côté, Philippe Couillard a réaffirmé son soutien au projet de loi sur les régimes de retraite des employés municipaux.

Selon les jeunes du parti, l'instauration d'un péage par Ottawa sur le futur pont Champlain exige que la pratique soit établie sur les autres infrastructures de la Rive-Sud afin d'éviter d'alourdir ces autres voies d'accès.

Jusqu'à présent, le gouvernement Couillard et tous les décideurs de la Rive-Sud combattent la volonté d'Ottawa d'imposer un péage sur le futur pont.

Privatiser la SAQ

Au terme d'un vote serré, les congressistes, qui avaient promis des « propositions audacieuses », ont aussi adopté une résolution pour la privatisation de la SAQ. Les auteurs de cette proposition pensent que la privatisation permettra d'augmenter la variété des produits offerts et soulignent que la marge bénéficiaire de la SAQ est de 53 %.

Samedi, le premier ministre Couillard a cependant rejeté cette idée. Le rapport Godbout-Montmarquette sur l'état des finances publiques du Québec rendu public en avril dernier stipulait que la vente de la SAQ pourrait être solution de dernier recours pour contribuer à régler le problème de finances publiques au Québec.

Augmenter les limites de vitesse sur les routes serait aussi une bonne idée aux yeux des jeunes libéraux. Plusieurs participants disent constater que les policiers tolèrent des dépassements de limites, surtout sur les autoroutes. Il s'agit de l'une « des plus grandes hypocrisies au Québec », a dénoncé l'un d'entre eux.

L'exécutif jeunesse propose de hausser les limites de vitesse de 100 à 120 kilomètres à l'heure sur les autoroutes et de 90 à 100 kilomètres à l'heure sur les routes régionales.

Le projet de loi 3 ira de l'avant

Philippe Couillard s'est par ailleurs dit déterminé à faire adopter le projet de loi 3, en dépit de l'escalade des moyens de pression déjà annoncée par les syndicats.

Selon le premier ministre, qui s'exprimait en point de presse en marge de la clôture du congrès, le gouvernement ne peut tout simplement pas se permettre de reculer dans ce dossier, l'objectif étant d'assurer la pérennité des régimes de retraite.

Le premier ministre a ainsi réaffirmé sa décision d'imposer un partage à parts égales des déficits passés, une « partie fondamentale du projet de loi ». Il s'est par ailleurs dit « peu impressionné » par les moyens de pression choisis par les opposants au dossier.

Avec les informations de David Gentile