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Plus de 1.500 policiers et militaires déployés contre Ebola en Sierra Leone

09/08/2014 11:27 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

Plus de 1.500 policiers et militaires sont en cours de déploiement en Sierra Leone pour faire respecter les mesures de quarantaine dans des zones en proie à l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, a annoncé samedi le gouvernement.

"Le nombre total que nous sommes en train de déployer est de 1.501 personnes", a déclaré le ministre de la Défense, Palo Conteh, à l'antenne de la radio-télévision publique SLBC.

Sur ce total, a-t-il précisé, 750 personnes - en priorité des policiers - sont à Kailahun et Kenema, deux villes de l'est du pays mises en quarantaine jeudi en vertu de l'état d'urgence sanitaire en vigueur depuis le 1er août dans le pays. Le reste des effectifs doit rejoindre les régions de l'Ouest, comprenant la capitale Freetown, et du Nord.

Le ministre a précisé que l'armée avait demandé à des soldats de limiter leurs absences et de rester à la disposition des autorités. "Actuellement, nous avons plus de 2.000 soldats disponibles" si le besoin se fait sentir de renforcer les effectifs sur le terrain, a-t-il dit.

Mercredi, un porte-parole de l'armée, le colonel Michael Samura, avait annoncé que 800 hommes - 750 soldats et 50 infirmiers militaires - avaient été déployés autour des centres accueillant des malades d'Ebola afin de faire respecter les restrictions de déplacements.

D'après la ministre de la Santé, Miatta Kargbo, les décisions prises pour tenter de circonscrire la propagation de l'épidémie donnaient "pour l'instant une réponse positive".

"Nous sommes tous solidaires des populations en quarantaine dans les deux districts (de Kenema et Kailahun), axe où sont situés 95% de tous les cas confirmés" recensés dans le pays, a-t-elle dit.

Le ministre de la Défense Palo Conteh a par ailleurs invité les populations au calme et à coopérer avec les forces de défense et de sécurité.

Il a exhorté les militaires et policiers déployés à faire preuve d'"empathie" envers les populations dans les zones affectées, où beaucoup sont "stressés et ont perdu des parents et des amis".

Un responsable de la police pour les régions de l'ouest du pays, Mustapha Kambe, a souligné que le dispositif sécuritaire a été déployé "dans le cadre de la loi".

"Il nous a été demandé de nous assurer que la menace Ebola est contenue. Les travailleurs du ministère de la Santé sont en première position dans la campagne en tant qu'experts", mais la police s'assurera que les mesures décidées en lien avec l'état d'urgence "sont appliquées à la lettre", a affirmé M. Kambe sur la SLBC.

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie d'Ebola a fait plus de 960 morts sur près de 1.800 cas confirmés, probables et suspects dans quatre pays, essentiellement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, 13 cas (dont deux mortels) ayant été recensés au Nigeria.

Pour la Sierra Leone, le dernier bilan est de 717 cas, dont 298 mortels.

rmj-cs/tmo

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