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Nigeria : Lagos fait appel aux volontaires contre l'Ebola

09/08/2014 06:42 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

La mégalopole de Lagos a fait appel samedi aux volontaires pour lutter contre l'épidémie d'Ebola dont l'apparition au Nigeria a entrainé la déclaration de l'état d'urgence dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

"Nous manquons de personnel, je ne le cache pas. C'est pourquoi nous faisons appel à des volontaires", a déclaré le commissaire à la santé de l'Etat de Lagos, Jide Idris, lors d'une émission télévisée.

Comme le Liberia et la Sierra Leone avant lui, le Nigeria a décrété vendredi l'état d'urgence sanitaire après que deux nouveaux cas y eurent été annoncés, portant à neuf le nombre de cas confirmés d'infections, dont deux mortels.

Tous ces malades ont été recensés à Lagos, principale ville du Nigeria et d'Afrique de l'Ouest avec plus de 20 millions d'habitants.

Le président Goodluck Jonathan a également approuvé le déblocage immédiat de 1,9 milliard de nairas (11,67 millions de dollars) pour combattre la maladie.

Le commissaire à la santé, M. Idris, a précisé que le gouvernement de l'Etat de Lagos proposait des avantages aux volontaires qui se proposeraient pour lutter contre la fièvre hémorragique, dont des assurances-vie.

Parmi les mesures qui doivent être prises au Nigeria figure la mise en place de nouveaux centres de quarantaine, le relevé précis des personnes entrées en contact avec les patients infectés, le contrôle aux frontières et l'information du public.

M. Idris a précisé qu'un de ces centres d'isolement avait été installé à Lagos où "l'on peut correctement surveiller et enquêter" sur les cas suspects.

Un centre de ce type a aussi été mis en place à Kuje, à la périphérie d'Abuja, a déclaré le Dr Ademola Onakomaya, un médecin du secteur public de la capitale fédérale.

Il a ajouté qu'une réunion des personnes concernées était prévue lundi à Abuja pour discuter de stratégies de lutte contre l'épidémie contre laquelle l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a décrété vendredi une "urgence de santé publique mondiale".

La pire flambée d'Ebola depuis la découverte du virus en 1976 a fait près de 1.000 morts depuis le début de l'année pour un total de plus de 1.700 cas présumés en Guinée et Sierra Leone, au Liberia et au Nigeria.

Le syndicat des médecins hospitaliers du Nigeria avait annoncé jeudi la suspension d'une grève de près de cinq semaines en raison de l'épidémie mais on ignorait si cet appel à la reprise du travail avait été suivi dans l'ensemble du pays.

La presse locale a rapporté samedi la mort de deux personnes et l'hospitalisation d'une vingtaine d'autres qui avaient absorbé une quantité excessive de sel croyant se protéger du virus.

Le ministre fédéral de la Santé, Onyebuchi Chukwu, a averti que la prise d'une solution d'eau salée "était une absurdité totale, une contre-vérité qui n'avait pas de sens".

ade/jlb

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