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Liban: le nombre de soldats tués face aux jihadistes s'élève à 18 (armée)

09/08/2014 09:16 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

Un soldat libanais blessé dans les combats contre des jihadistes près de la frontière syrienne a succombé samedi, portant à 18 le nombre de pertes de l'armée dans cette bataille, a annoncé l'armée.

Des affrontements inédits avaient éclaté il y a une semaine entre l'armée et des jihadistes venus de Syrie dans la localité d'Aarsal, soit la plus dangereuse flambée de violences au Liban liée au conflit syrien.

Le soldat Abdel Hamid Nouh, 36 ans, "a succombé à ses blessures subies lors des combats menés par l'armée contre les groupes terroristes dans la région d'Aarsal", a indiqué un communiqué.

Les combats avaient éclaté le 2 août après l'arrestation par l'armée d'un jihadiste syrien près de la frontière poreuse avec la Syrie, où des jihadistes sont montés en puissance dans le conflit qui ravage le pays depuis trois ans.

Ses partisans, ralliés récemment au groupe extrémiste Etat islamique (EI) qui opère en Syrie et en Irak, ont alors attaqué l'armée, prenant pendant quelques jours le contrôle d'Aarsal.

Dix-neuf soldats et 17 policiers ont été enlevés et sont toujours otages des jihadistes. D'après l'armée, ils ont été emmenés dans les montagnes entourant Aarsal.

Cette localité sunnite est connue pour son soutien à la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad. Mais au moment de l'attaque, des habitants avaient tenté de défendre les services de sécurité.

Les affrontements, qui ont fait quelques dizaines de morts parmi les civils et les jihadistes, ont pris fin mercredi et les combattants semblent avoir disparu de la localité selon les habitants.

L'armée a commencé à entrer vendredi dans Aarsal et samedi, des patrouilles y circulaient selon un responsable des services de sécurité.

Aarsal accueille près de 47.000 réfugiés syriens. Près de 1.700 réfugiés tentent depuis jeudi de regagner le pays, mais seuls 350 ont pu le faire, les autres rencontrant des problèmes de procédure. La grande majorité d'entre eux s'étaient introduits illégalement au Liban.

Le conflit en Syrie divise le Liban et y a exacerbé les tensions confessionnelles.

Les sunnites sont en faveur de leurs correligionnaires qui se battent contre le régime, tandis que les chiites, emmenés par le puissant Hezbollah qui combat auprès de l'armée syrienne, sont partisans de M. Assad.

Vendredi, Saad Hariri, le plus influent homme politique sunnite du Liban, a fait un retour surprise au pays après trois ans d'absence pour afficher son soutien de l'armée et mettre en garde sa communauté contre toute dérive extrémiste en réaction à l'engagement du Hezbollah chiite en Syrie.

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