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La police antiémeute déployées au Libéria afin de stopper une manifestation

09/08/2014 02:27 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

MONROVA, Libéria - La police antiémeute a été déployée afin de neutraliser une manifestation bloquant l'autoroute la plus achalandée du Libéria, samedi, alors que les manifestants se sont plaint que les autorités n'aient pas encore récupéré les corps de certaines victimes du virus Ebola.

En Guinée, là où l'épidémie a débuté en mars, les autorités médicales ont annoncé samedi que le pays fermait ses frontières avec le Libéria et le Sierra Leone — deux autres pays frappés par le virus et où le nombre de victimes augmentent.

L'Organisation mondiale de la Santé a déclaré vendredi que l'épidémie d'Ebola était une urgence sanitaire internationale. Le malaise est grandissant au Libéria, où près de 300 personnes sont mortes de cette maladie, troublant ainsi la paix sociale.

Plusieurs corps ont été abandonnés en bordure de route pendant deux jours à Weala, un village situé à 76 kilomètres au nord-est de la capitale, Monrovia, et aucune agence gouvernementale ne les a récupérés, selon les résidents.

Le ministre de l'Information, Lewis Brown, a lancé un avertissement sur la radio d'État annonçant aux manifestants: «La police se dirige vers vous».

Le virus Ebola se répend à travers les fluides corporelles de ses victimes et plusieurs Africains de l'Ouest ont été contaminés en touchant ou manoeuvrant les corps des malades. Craignant la propagation du virus, le gouvernement libérien a ordonné la crémation de tous les corps des victimes de l'Ebola malgré l'opposition de communautés privilégiant l'enterrement.

La plus récente éclosion d'Ebola est la plus importante et la plus longue jamais enregistrée pour cette maladie et elle a fait au moins 961 victimes jusqu'ici, selon ce qu'a indiqué une agence médicale de l'ONU, vendredi. Elle a débuté en Guinée et s'est depuis répandue au Sierra Leone, au Libéria et au Nigeria.

La situation est particulièrement inquiétante au Libéria, là où le groupe Médecins sans frontières a qualifié les conditions de «catastrophiques».

Au moins 40 travailleurs de la santé au Libéria ont contracté l'Ebola au cours des dernières semaines et la majorité des hôpitaux de la ville sont fermés, a expliqué la coordonnatrice du groupe d'urgence au Libéria, Lindis Hurum.

Samedi, la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, a rencontré les travailleurs de la santé à l'hôtel de ville de Monrovia.

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