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Irak: Obama propose une stratégie à long terme contre l'État islamique

09/08/2014 03:04 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a refusé samedi de fournir un échéancier précis au nouvel engagement militaire des États-Unis en Irak, disant croire que ce problème ne sera pas réglé en quelques semaines, alors que le pays du Moyen-Orient peine toujours à former un gouvernement.

«Je crois que cela prendra un certain temps», a dit-il déclaré à la Maison-Blanche avant de partir en vacances au Massachusetts.

Le président a aussi mis en garde les Américains: cette nouvelle campagne pour renforcer la sécurité en Irak nécessitait des changements militaires et politiques. Ce «sera un projet à long terme», a-t-il ajouté. M. Obama a ajouté que les forces de sécurité irakiennes devaient se réformer pour monter une offensive efficace, ce qui nécessite un gouvernement à Bagdad en qui l'armée et la population a confiance. Toujours selon M. Obama, l'Irak a besoin d'un premier ministre — une indication voulant qu'il n'accorde plus de légitimité à Nouri al-Maliki, actuellement en poste.

Il n'est pas question, pour le chef d'État américain, de fermer l'ambassade à Bagdad ou le consulat à Erbil, ce qui signifie que des troupes et des diplomates américains demeureront sur place. M. Obama s'est néanmoins dit obligé de protéger les ressortissants américains sous le coup de menace, et ce peu importe le moment ou l'endroit.

Les efforts humanitaires vont se poursuivre pour ravitailler des membres d'une minorité religieuse réfugiée au sommet d'une montagne, a précisé le président, avant d'ajouter que des démarches étaient en cours pour les ramener en bas de cet endroit. M. Obama s'est aussi entretenu avec le président français François Hollande et le premier ministre britannique David Cameron, et que tous s'étaient montrés d'accord pour travailler avec les États-Unis pour offrir de l'aide humanitaire aux Irakiens menacés par les militants de l'État islamique (EI).

Washington n'envisage pas non plus de renvoyer des troupes américaines en Irak, a martelé M. Obama. «Nous allons maintenir cette décision puisque nous devrions avoir retenu notre leçon à la suite de notre longue et immensément coûteuse incursion en Irak.»

Aux yeux du président, il ne fait «aucun doute» que l'avance de l'EI contre Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, «a été plus rapide que les estimations des services de renseignement». Il a toutefois mentionné que les frappes aériennes avaient détruit les armes et l'équipement des militants.

Des avions de guerre américains ont mené plusieurs frappes sur des cibles isolées, vendredi, y compris deux positions de mortier et un convoi de véhicules. Des responsables américains ont annoncé vendredi le second largage de vivres en autant de jours pour les réfugiés menacés.

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