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Gaza: au moins 20 cibles atteintes et un responsable du Hamas tué

09/08/2014 05:37 EDT | Actualisé 09/10/2014 05:12 EDT

GAZA, Territoire palestinien - Des frappes aériennes israéliennes ont touché plus de 20 cibles, samedi, dans la bande de Gaza, tuant du même coup un haut responsable du Hamas, alors que les tirs de roquettes se poursuivaient à la suite de la fin d'une trêve de trois jours destinée à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas.

Selon des responsables du groupe palestinien, les bombardements ont touché des maisons, des mosquées, des entrepôts, ainsi que des sites d'entraînement. Trois corps ont été trouvés dans les ruines de la mosquée al-Qassam à Gaza, y compris celui du haut responsable Moaaz Zaid, a fait savoir un responsable des services de santé palestiniens. De son côté, l'armée israélienne a affirmé que des militants de Gaza ont tiré cinq roquettes vers l'État hébreu, samedi, pour un total de 70 depuis l'expiration de la trêve. En réponse, Israël a ciblé plus de 30 sites dans le territoire côtier depuis vendredi.

Les militants islamistes ont repris leurs attaques vendredi, peu de temps avant l'expiration de la trêve de 72 heures, blessant deux Israéliens et entraînant une série de bombardements en riposte. Les combats ont mis fin à une brève période de calme dans cette guerre vieille d'un mois, et ont porté un dur coup aux efforts égyptiens pour obtenir un cessez-le-feu à long terme entre les deux ennemis de longue date.

Plus de 1900 Gazaouis ont été tués, dont près de 75 pour cent de civils, depuis le début des opérations militaires, selon les Palestiniens et l'ONU. Israël réfute ce décompte, affirmant que davantage de militants ont trouvé la mort. Soixante-sept personnes ont été tuées du côté israélien, dont trois civils à la suite de tirs de roquettes.

Le Hamas réclame la levée du blocus israélo-égyptien pesant sur la bande de Gaza depuis plusieurs années, une demande rejetée par Israël, qui estime les contrôles nécessaires pour empêcher les livraisons d'armes. Les militants ont assuré qu'ils continueraient les combats après l'expiration de la trêve à moins qu'un accord ne soit conclu pour alléger les restrictions.

Du côté israélien, on martèle plutôt que le Hamas doit d'abord déposer les armes, une demande elle aussi rejetée par le groupe.

Le Hamas est arrivé aux négociations prévues du Caire dans une position de faiblesse militaire, alors qu'Israël a soutenu qu'il avait perdu des centaines de combattants, les deux tiers de son arsenal de roquettes, ainsi que tous ses tunnels transfrontaliers pendant la guerre. L'Égypte a également détruit un réseau de tunnels de contrebande qui représentait autrefois l'artère économique principale du Hamas.

Une délégation de négociateurs palestiniens est demeurée dans la capitale égyptienne dans l'espoir de sauvegarder le processus de paix, mais les participants ont indiqué que les discussions ne se déroulaient pas positivement. La délégation palestinienne a rencontré de nouveau les médiateurs égyptiens, vendredi soir. Selon le chef de la délégation, Azzam al-Ahmad, les négociateurs demeureraient en Égypte jusqu'à ce qu'ils parviennent à un accord «respectant» les droits du peuple palestinien.

Quant à la délégation israélienne, elle a quitté le Caire vendredi matin, et il n'était pas possible de savoir si elle reviendrait. «Il n'y aura pas de négociations sous les bombes», a déclaré un porte-parole du gouvernement de l'État hébreu.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères a appelé les deux camps à la retenue, et a réclamé un nouveau cessez-le-feu pour reprendre les négociations. Selon le ministère, des progrès avaient été accomplis, sans donner plus de détails. De son côté, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exprimé sa «profonde déception» à propos de l'échec d'un prolongement de la trêve, et a pressé les parties à trouver rapidement un moyen de revenir à la table de négociations.

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