NOUVELLES

Plusieurs milliers de manifestants en Bolivie pour dénoncer le conflit à Gaza

08/08/2014 04:47 EDT | Actualisé 08/10/2014 05:12 EDT

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi à La Paz, entre membres de syndicats, mouvements indigènes, étudiants et une partie de la communauté palestinienne, en protestation contre le conflit à Gaza, qui a causé plus de 1.950 morts en un mois.

Quelque 3.000 à 4.000 personnes ont participé à la manifestation, qui a traversé la capitale bolivienne avant de conclure devant l'ambassade des Etats-Unis, placée sous surveillance et protection policière, selon un journaliste de l'AFP.

"Nous lançons un appel à la communauté internationale pour qu'elle montre sa solidarité envers le peuple de Palestine et qu'Israël arrête de massacrer. Ce que fait Israël, avec l'aide nord-américaine, est impardonnable", a expliqué à l'AFP Juan Carlos Trujillo, leader du la Centrale ouvrière bolivienne, le syndicat national qui regroupe les différents corps de métier.

Les manifestants portaient des drapeaux boliviens, palestiniens et du parti du président Evo Morales, Movimiento Al Socialismo (MAS), organisateur de la marche.

"Ceci, c'est contre le sionisme mondial, la trêve d'aujourd'hui a été interrompue, Israël ne veut pas la paix", a déclaré Yaser Atmer, un représentant de la petite communauté palestinienne résidant en Bolivie.

L'Amérique latine est apparue ces derniers jours aux avant-postes de la condamnation de l'intervention militaire israélienne menée dans la bande de Gaza, offrant un soutien inédit et quasiment unanime aux Palestiniens.

La Bolivie, qui avait rompu les relations diplomatiques avec Israël en 2009 à la suite d'une opération militaire similaire, a ainsi placé le pays sur une liste "des Etats terroristes", supprimant un accord d'exemption de visa entre les deux pays.

Des critiques très dures sont aussi venues de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et du président vénézuélien Nicolas Maduro. L'Equateur, le Brésil, le Pérou, le Chili et le Salvador ont rappelé pour consultations leurs ambassadeurs en Israël.

Seule voix discordante à ce jour, la Colombie, dirigée par le président de centre droit Juan Manuel Santos, qui a écarté tout rappel de son représentant diplomatique à Tel-Aviv.

Dans la bande de Gaza, les armes ont recommencé à parler vendredi et fait au moins cinq morts, dont un enfant de 10 ans, l'armée israélienne ayant repris ses frappes en représailles à des tirs de roquettes, après trois jours de trêve et de négociations indirectes au Caire.

jac/jco/emm/ka/jeb

PLUS:hp