NOUVELLES

Manifestants battus à Washington: les Etats-Unis s'indignent auprès de RDCongo, Gambie

08/08/2014 07:53 EDT | Actualisé 08/10/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont indiqué vendredi avoir fait part de leur indignation auprès de la République démocratique du Congo et de la Gambie après les maltraitances infligées à des manifestants par leurs services de sécurité, en marge du sommet USA/Afrique à Washigton.

Jacques Miango, un opposant au président de la RDCongo Joseph Kabila installé aux Etats-Unis, a indiqué dans une video postée sur internet que lui et d'autres personnes avaient été battus par des agents de sécurité, qui ont également volé son ordinateur portable, alors qu'ils manifestaient mercredi près de l'hôtel où séjournait le président pendant le sommet de trois jours.

"Nous considérons le droit d'expression comme très important et la violence infligée à des manifestants pacifistes est totalement inacceptable", a déclaré Marie Harf, porte-parole du département d'Etat à la presse. "Nous avons transmis nos inquiétudes à la délégation dans les termes les plus fermes".

Les Etats-Unis ont demandé à la RDCongo de lever l'immunité dont bénéficiaient les gardes afin qu'ils puissent être poursuivis à Washington, mais ceux-ci ont quitté le pays jeudi et il est peu probable qu'ils soient traduits devant la justice, a poursuivi Mme Harf.

Une vidéo filmée par un passant et postée sur le site de partage YouTube montre un homme ressemblant à un garde de sécurité donner un coup de pied à un manifestant au sol, avant de s'enfuir.

Ce film montre également l'intervention de la police américaine pour séparer deux adversaires et dire à l'un des hommes, qui montre des difficultés à se remettre debout, qu'une ambulance est en route.

Mary Harf a ajouté que les Etats-Unis avaient également demandé à la délégation gambienne de lever l'immunité d'un garde après un comportement similaire contre des manifestants devant l'hôtel du président Yahya Jammeh.

Une journaliste gambienne en exil, Fatou Camara, ainsi qu'un manifestant ont nécessité des soins hospitaliers après la dispersion par la force de la foule qui protestait devant l'hôtel présidentiel, a indiqué Gainako, un blog d'informations consacré aux droits de l'homme dans les pays d'Afrique de l'Ouest.

Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains ont participé de lundi à mercredi au premier sommet USA/Afrique, organisé par le président Barack Obama dans l'espoir de promouvoir la bonne gouvernance ainsi que les échanges économiques.

Contactées par l'AFP, les ambassades des deux pays africains n'étaient pas joignables vendredi soir.

sct/elm/jr

PLUS:hp