NOUVELLES

Irak : le Royaume-Uni devrait, comme la France, accueillir des réfugiés chrétiens (Welby)

08/08/2014 11:10 EDT | Actualisé 08/10/2014 05:12 EDT

L'archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, a estimé vendredi que "les portes du Royaume-Uni devraient, à l'image de celles de la France, être ouvertes aux réfugiés" chrétiens menacés par l'avancée des jihadistes en Irak.

"Ce que nous voyons en Irak constitue une grave violation de la liberté de culte. Je pense que les portes du Royaume-Uni devraient, à l'image de celles de la France, être ouvertes aux réfugiés, comme elles l'ont été à travers l'histoire", a souligné dans un communiqué le chef spirituel des 80 millions d'anglicans dans le monde.

Le gouvernement français avait annoncé le 28 juillet dernier vouloir "favoriser l'accueil" des Irakiens de confession chrétienne sur son territoire. Les onze premiers Irakiens à bénéficier d'un visa d'asile sont arrivés jeudi à Paris.

"La communauté internationale doit répertorier les violations des droits de l'homme commises dans le nord de l'Irak pour permettre des poursuites à l'avenir. Il est important et nécessaire de lutter contre la culture d'impunité qui a permis ces atrocités" contre les chrétiens, a également insisté Justin Welby.

"Les événements terrifiants en Irak réclament une fois encore toute notre attention et notre compassion. Des chrétiens et d'autres minorités religieuses sont tués et se voient infliger des souffrances horribles", a-t-il ajouté.

A la mi-juillet, les chrétiens de Mossoul, deuxième ville d'Irak, ont fui en masse après avoir reçu un ultimatum des jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI), qui contrôlent depuis juin cette ville et de vastes pans de territoire dans le nord, l'ouest et l'est du pays.

Après la prise par le jihadistes jeudi de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak, et d'autres zones autour de Mossoul, le patriarche chaldéen Louis Sako a fait état de 100.000 chrétiens jetés sur les routes.

Dimanche, la prise de Sinjar, bastion de la minorité kurdophone yazidie, considérée par les jihadistes comme "adoratrice du Diable", avait déjà contraint à la fuite jusqu'à 200.000 civils, selon l'ONU, dont des milliers sont désormais pris au piège dans les montagnes désertiques environnantes.

jk/sym

PLUS:hp