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Le chef de la Croix-Rouge perturbé par l'ampleur de la dévastation dans la bande de Gaza

07/08/2014 12:50 EDT | Actualisé 07/10/2014 05:12 EDT

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit "choqué" jeudi par l'ampleur des destructions et le nombre de victimes civiles en près d'un mois d'affrontements dans la bande de Gaza, suggérant de possibles violations des Conventions de Genève sur la protection des personnes dans un conflit armé.

Au terme d'une visite de trois jours en Israël et dans la bande de Gaza, enclave palestinienne théâtre d'une opération israélienne contre les islamistes du Hamas, Peter Maurer s'est dit "profondément bouleversé et choqué par l'impact des violences sur la population civile" lors d'une conférence de presse à Jérusalem.

Selon des responsables locaux, 1.886 Palestiniens ont été tués, incluant plus de 1.300 civils d'après l'ONU. De son côté, Israël a perdu 64 soldats et trois civils.

"Les Conventions de Genève ont été conçues pour protéger et aider les personnes et je ne peux pas être satisfait (...) quand nous observons une telle destruction et autant de victimes", a déclaré M. Maurer.

"La loi n'a pas été mise en oeuvre avec précision et de manière ambitieuse dans ce conflit armé", a-t-il ajouté sans toutefois blâmer le Hamas ou les forces israéliennes.

Selon les Conventions de Genève, lors d'un conflit armé, toute attaque dirigée contre des civils ou des biens civils est interdite et toute attaque contre des objectifs militaires est interdite si elle est de nature à infliger des pertes excessives à la population civile ou des dommages disproportionnés à des équipements civils ou à l'environnement.

Le droit international humanitaire stipule également que la population civile et ceux qui ne prennent pas ou plus part aux hostilités doivent être respectés et protégés, tels les malades, les blessés et les personnes détenues, et doivent être traités en toutes circonstances avec dignité.

M. Maurer s'est aussi dit jeudi "modérément optimiste" quant à la bonne volonté des belligérants pour que l'aide parvienne aux populations touchées par les violences de façon à combler le "fossé énorme" qui sépare actuellement les besoins de la population (eau, électricité, etc...) des capacités des organisations humanitaires sur le terrain.

Les Gazaouis profitaient jeudi du dernier de trois jours d'une cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, alors que d'intenses discussions avaient lieu en Egypte pour prolonger cette trêve.

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