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Ebola: le Libéria et la Sierra Leone sévissent

07/08/2014 08:13 EDT | Actualisé 07/10/2014 05:12 EDT

MONROVIA, Libéria - Des soldats sont intervenus jeudi pour empêcher les habitants des secteurs ruraux du Libéria durement touchés par l'épidémie de virus d'Ebola de se déplacer vers la capitale, quelques heures après que la présidente du pays ait proclamé un état d'urgence nationale.

Certaines informations font état de familles qui cachent des proches malades chez elles ou de corps abandonnés dans les rues.

Des mesures similaires ont été mises en place dans des secteurs de l'est de la Sierra Leone, après que les responsables aient lancé une opération pour tenter d'isoler les victimes atteintes de l'Ebola. Si l'épidémie touche maintenant quatre pays, on retrouve 60 pour cent des infections au Libéria et en Sierra Leone, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

L'épidémie est apparue en mars et a maintenant fait au moins 932 morts.

Au moment de proclamer l'état d'urgence, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a déclaré que la pire épidémie d'Ebola de l'histoire nécessite des mesures extraordinaires et prévenu que certaines libertés civiles pourraient devoir être suspendues.

Des témoins rapportent jeudi la présence de soldats sur les routes menant à la capitale, Monrovia. Certains soldats avaient été déployés au carrefour de la ville de Klay, à 40 kilomètres à l'ouest de Monrovia, pour tenter d'empêcher les habitants de trois comtés touchés par l'épidémie de s'approcher de la capitale.

De leur côté, les responsables espagnols affirment qu'un prêtre missionnaire infecté par le virus est dans un état stable après avoir été évacué du Libéria à bord d'un appareil Airbus 310 spécialement équipé.

Le père Miguel Pajares est arrivé en Espagne jeudi et a été transféré vers l'hôpital La Paz, à Madrid. Un responsable espagnol a indiqué que le religieux de 75 ans ne souffre pas d'hémorragies, un symptôme associé avec un stade avancé de la maladie. Il n'aurait pas non plus de fièvre et ses chances de guérison seraient bonnes.

L'Organisation mondiale de la Santé étudie la possibilité de déclarer un état d'urgence sanitaire à travers le monde.

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