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Contrat avec Boeing: du travail pour les usines québécoises de Héroux-Devtek

07/08/2014 07:26 EDT | Actualisé 07/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les installations québécoises de Héroux-Devtek (TSX:HRX) seront mises à contribution pour réaliser une partie du travail découlant d'un important obtenu auprès du géant Boeing, ce qui ne devrait toutefois pas se traduire par des embauches massives.

En marge de l'assemblée annuelle des actionnaires, jeudi, à Montréal, le président et chef de la direction de l'entreprise, Gilles Labbé, a néanmoins confirmé des investissements — sans en dévoiler le montant — aux usines de Laval et Longueuil.

«Je ne peux pas vous dire exactement combien (il y aura d'embauches), parce que notre but est aussi d'automatiser le procédé, a-t-il dit, en marge de l'assemblée. Nous allons acquérir de l'équipement pour automatiser les opérations et réduire nos coûts.»

Quelque 160 personnes travaillent actuellement aux installations lavalloises de l'entreprise alors l'usine de Longueuil compte environ 360 employés — excluant ceux du siège social.

En vertu de l'entente avec Boeing, Héroux-Devtek sera l'unique fournisseur des trains d'atterrissage des appareils B-777 et B-777X, en plus d'être responsable de la fabrication de pièces de rechange vendues par le géant américain.

Les premières livraisons devraient avoir lieu en 2017 et le contrat pourrait être prolongé jusqu'en 2028. Héroux-Devtek investira 90 millions $ au cours des deux prochaines années dans le cadre de ce contrat.

«En date du 22 juillet, le programme (du B-777) avait cumulé des commandes pour plus de 1750 avions et son carnet de commandes s'élevait à plus de 550 appareils», a dit M. Labbé aux actionnaires, afin de démontrer l'ampleur du contrat obtenu auprès de Boeing.

Du travail sera également réalisé en Ontario ainsi qu'en Ohio, où la société possède des installations à Springfield, ainsi qu'à Cleveland, a indiqué le patron de l'entreprise, sans toutefois en dire davantage.

«Nous avons une idée du pourcentage (de travail) qui sera effectué dans chaque usine, mais nous ne voulons pas le divulguer à ce moment-ci, a-t-il dit. Nous le partageons à travers les usines selon leur spécialisation.»

Héroux-Devtek devient ainsi le troisième fournisseur de trains d'atterrissage pour le géant américain Boeing, derrière Messier-Bugatti-Dowty et UTAS — les deux plus grands joueurs de l'industrie.

L'entreprise québécoise a également profité de l'assemblée annuelle des actionnaires pour annoncer l'obtention d'un autre contrat auprès de Boeing, cette fois-ci pour son appareil 787 Dreamliner.

En vertu de l'entente — dont le montant n'a pas été dévoilé — Héroux-Devtek fabriquera des tubes de torsion destinés à l'appareil. La fabrication des composantes s'effectuera à Laval et les livraisons devraient débuter l'an prochain.

Selon, Benoit Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins ce contrat démontre que l'entreprise a été en mesure de se tailler une place dans un marché concurrentiel.

«Héroux-Devtek est en train de devenir un joueur majeur dans le segment des trains d'atterrissage et l'entreprise est capable de rivaliser avec Goodrich et Messier-Dowty», écrit-il dans un note envoyée par courriel.

L'entreprise, dont le siège social se trouve à Longueuil, a également dévoilé des profits de 3,5 millions $, ou 11 cents par action, au premier trimestre, en hausse de 25 pour cent par rapport à 2,8 millions $, ou neuf cents par action, au même moment en 2013.

L'acquisition des entreprises APPH Limited et APPH Wichita, annoncée en février, a contribué à faire bondir son chiffre d'affaires de 37,2 pour cent, à 86,4 millions $.

En excluant les éléments non récurrents, le bénéfice s'est chiffré à 3,8 millions $, soit 12 cents par action, au premier trimestre, contre 2,8 millions $, ou 9 cents par action, l'an dernier.

Les analystes sondés par Thomson Reuters s'attendaient à des revenus de 84 millions $ ainsi qu'à un profit ajusté par action de 14 cents.

Dans le secteur de l'aérospatiale commerciale, les revenus ont augmenté de 53,4 pour cent, à 43,3 millions $, grâce notamment aux ventes commerciales de 10,2 millions $ générées par les activités d'APPH.

Le chiffre d'affaires du marché de l'aérospatiale militaire a quant à lui atteint 43,1 millions $, en hausse de 24 pour cent par rapport à la même période en 2013, encore une fois grâce à l'apport d'APPH. Toutefois, en excluant cette acquisition, les ventes du secteur militaire auraient glissé de 16,2 pour cent.

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