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Aéroport Pearson de Toronto : l'Agence des services frontaliers du Canada autorise un accommodement controversé

07/08/2014 06:52 EDT | Actualisé 07/10/2014 05:12 EDT
Getty
Terminal One, Pearson International Airport, Toronto, Ontario.

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a accédé à la demande d'un petit groupe de prêtres hindous qui a demandé à être inspecté exclusivement par des agents de sexe masculin à l'aéroport Pearson de Toronto, ont appris nos collègues de CBC.

Afin de se conformer à leurs croyances religieuses, les prêtres hindous ont refusé d'être accueillis par des agentes à leur arrivée au pays.

Une employée de l'ASFC est outrée que ses supérieurs aient accédé à cette requête. Sous le couvert de l'anonymat, l'agente à accepté de raconter son histoire.

Le 28 juillet dernier, au terminal 3 de l'aéroport Pearson, alors que l'agente et ses collègues commençaient leur quart de travail, ils ont été avertis de ne pas changer de poste sans en avoir préalablement avisé leur supérieur. « La raison invoquée était qu'il y avait cinq personnes qui avaient demandé d'être servies par des hommes », a expliqué l'agente à la CBC.

Lorsque les agents ont remis en question cette directive, on leur a dit que pour des raisons religieuses, les cinq hommes ne pouvaient entrer en contact avec des femmes. L'agente soutient que ses supérieurs ont pris des mesures pour s'assurer que le groupe soit accueilli et interrogé par des hommes.

« Bouleversé »

« Tout le monde est bouleversé par la décision des services frontaliers d'accommoder les cinq hommes. Les gens se demandent jusqu'où cela ira », soutient l'agente de l'ASFC.

Elle ajoute que cette décision pourrait miner les efforts des agents qui tentent de prévenir le crime, les actes terroristes et l'immigration illégale.

Le président du syndicat, Mark Weber, affirme qu'il a reçu plusieurs plaintes à ce sujet. « C'est un gros problème pour beaucoup de gens », soutient-il.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la protection civile, Steven Blaney, dont le bureau est responsable de l'ASFC, a été pressé de questions à ce sujet. Un porte-parole du ministre a déclaré : « Nous nous attendons de l'ASFC qu'elle applique les mêmes règles à toutes les personnes cherchant à entrer au Canada. » Il a également soutenu que le ministre « avait demandé à l'ASFC d'enquêter sur ces allégations et d'agir en conséquence ».

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