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Ukraine: les combats se rapprochent du coeur de Donetsk

06/08/2014 08:10 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT

DONESTSK, Ukraine - Les forces gouvernementales ukrainiennes continuent à resserrer leur étau autour du bastion rebelle de Donetsk, dans l'est du pays.

La violence se rapproche de plus en plus du coeur de la ville, avec des frappes aériennes et des échanges de tirs d'artillerie entre le gouvernement et les insurgés prorusses.

Les leaders occidentaux, de leur côté, accusent la Russie d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats le long de sa frontière avec l'Ukraine, possiblement en vue d'une invasion. Mercredi, le premier ministre polonais Donald Tusk a dit croire que «la menace d'une intervention directe de la part de la Russie est nettement plus grande qu'il y a quelques jours, ou qu'il y a deux semaines».

Le président russe Vladimir Poutine tient tête aux nationalistes qui lui demandent de se porter au secours des insurgés. Une réponse militaire occidentale serait très improbable, mais les sanctions économiques massives qui suivraient mettraient l'économie russe à genoux — et mineraient le pouvoir de M. Poutine.

Moscou réclame un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine, mais Kiev semble déterminée à profiter de ses récents succès pour écraser l'insurrection.

Les dirigeants municipaux de Donetsk ont indiqué sur le Web, tard mardi, que les bombardements ont fait trois morts.

Dans le quartier de Kalininsky, à seulement 5 kilomètres du coeur de Donetsk, rebelles et civils erraient dans les rues après une nuit de frappes aériennes. On voyait sur place huit cratères qui semblaient être le résultat d'un bombardement aérien.

Un entrepôt, une chaufferie et un atelier de mécanique automobile ont été détruits. Un cratère se trouvait toutefois à seulement 10 mètres d'un immeuble d'habitation.

Kiev nie catégoriquement attaquer les quartiers résidentiels et accuse les rebelles d'avoir tiré sur des secteurs civils. Le gouvernement n'offre toutefois que de minces preuves, que des groupes comme Human Rights Watch mettent en doute.

«Les villes de Donetsk et de Louhansk, tout comme d'autres villes et d'autres secteurs résidentiels, ne sont pas bombardés par l'aviation militaire ukrainienne», a assuré le porte-parole gouvernemental Andriy Lysenko.

Le conseil municipal de Horlivka, un autre bastion rebelle à 35 kilomètres au nord de Donetsk, a indiqué mercredi que 33 civils ont été tués et 129 blessés par des bombardements au cours des derniers jours.

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