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Obama appelle les leaders africains à réagir avec force aux défis du continent

06/08/2014 04:39 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président des États-Unis a appelé les leaders africains à réagir énergiquement aux crises de santé publique, aux défis liés à la sécurité et à la corruption gouvernementale qui risquent d'entraver les progrès économiques du continent, alors qu'il concluait, mercredi à Washington, un sommet sans précédent avec les dirigeants de dizaines de pays africains.

Le sommet, qui visait en partie à cultiver l'héritage du président Barack Obama au continent dont son père était originaire, a aussi marqué un rare retour à Washington de l'ancien président George W. Bush, qui se consacre aux questions liées à la santé des femmes en Afrique depuis qu'il a quitté la présidence.

L'institut créé par M. Bush s'est allié à la première dame Michelle Obama pour organiser un événement d'une journée réunissant les épouses des dirigeants africains. La femme de M. Bush, Laura, a participé à l'événement.

Même si le président Obama a poursuivi l'ambitieux programme de lutte contre le VIH/sida lancé par son prédécesseur, il cherche à imprimer sa marque personnelle à des initiatives américaines en Afrique. Le sommet organisé cette semaine à Washington se voulait une pierre angulaire de ses efforts, en réunissant les dirigeants d'une cinquantaine de pays pour trois jours de discussions.

L'un des objectifs de la conférence était de dissocier les relations économiques entre les États-Unis et l'Afrique de l'aide humanitaire pour créer des partenariats plus égalitaires. M. Obama a annoncé de nouveaux engagements américains de 33 milliards $ US, principalement du secteur privé, pour stimuler les investissements en Afrique, où se trouvent six des dix économies ayant la plus forte croissance dans le monde.

Le dernier jour de discussions a mis l'accent sur les défis qui pourraient entraver cette croissance économique. Plusieurs pays africains font toujours face des épidémies de VIH/sida, de paludisme et de virus Ebola. La corruption gouvernementale reste un problème persistant. Et la montée de l'extrémisme violent, particulièrement en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, suscite les craintes de la communauté internationale.

Le président Obama a promis que les États-Unis seraient un partenaire de premier plan dans la lutte contre ces problèmes, mais il a souligné que les leaders africains devaient en assumer le leadership, particulièrement en ce qui concerne la sécurité.

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