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Les aînés qui manquent de vitamine D doublent leur risque de souffrir de démence

06/08/2014 04:00 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les aînés qui présentent une carence en vitamine D doublent leur risque de souffrir de démence ou de la maladie d'Alzheimer, conclut une étude publiée dans les pages du journal médical Neurology.

L'étude, qui est présentée comme la plus importante jamais réalisée sur le sujet, s'est intéressée aux taux sanguins de vitamine D, une substance qui provient autant des aliments (poissons gras, lait, oeufs, fromage) que de l'exposition au soleil.

Le chercheur britannique David J. Llewellyn, de l'université Exeter, a déclaré que l'association découverte entre une carence en vitamine D, la démence et la maladie d'Alzheimer était deux fois plus importante que ce qu'il anticipait.

Le docteur Llewellyn a mesuré le taux sanguin de vitamine D de 1658 personnes âgées de 65 ans et plus et ne souffrant pas de démence. Au bout d'une moyenne de six ans, 171 sujets souffraient de démence et 102 de la maladie d'Alzheimer.

Ceux chez qui le taux de vitamine D était faible augmentaient de 53 pour cent leur risque de souffrir de démence, comparativement à ceux ayant un taux normal de vitamine D. Ce risque explosait de 125 pour cent chez ceux présentant une carence grave en vitamine D.

En ce qui concerne la maladie d'Alzheimer, le risque était supérieur de 70 pour cent chez ceux ayant un apport insuffisant en vitamine D, et de 120 pour cent chez ceux ayant une carence grave.

Les résultats sont demeurés les mêmes quand les chercheurs ont tenu compte d'une multitude de facteurs pouvant avoir un impact sur le risque de démence, comme l'éducation, le tabagisme et la consommation d'alcool.

Le docteur Llewellyn a indiqué que des études cliniques sont maintenant nécessaires pour déterminer si la consommation d'aliments riches en vitamine D ou la prise de suppléments de vitamine D peuvent éviter ou retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer et de la démence.

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