BIEN-ÊTRE

L'aspirine pour prévenir les cancers digestifs : les bénéfices l'emportent sur les risques

06/08/2014 09:21 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT
Shutterstock
heap of colorful pills. medical ...

Une prise d'aspirine quotidienne, à faible dose, peut réduire significativement le risque de développer des principaux cancers digestifs (intestins, estomac et oesophage), selon une nouvelle étude, parue mercredi, qui conclut que les bénéfices de cette prévention l'emportent sur les risques de saignements.

Prendre de l'aspirine pendant 10 ans permettrait de réduire les cas de cancer du côlon d'environ 35% et les décès de 40%. La prise d'aspirine réduit les taux de cancers de l'oesophage et de l'estomac de 30% et les décès par ces cancers de 35-50%, selon ce travail de synthèse de plus de 200 essais cliniques et d'autres études explorant les effets anti-cancers de ce vieux médicament.

L'accumulation des données disponibles soutient l'existence d'un impact de l'aspirine sur la réduction de l'incidence du cancer et la mortalité globales dans la population générale, rappellent les auteurs, conduits par le professeur Jack Cuzick, Directeur du Centre pour la prévention du cancer (Londres, Wolfson Institut de médecine préventive/Université Queen Mary/QMUL).

Mais d'après leur analyse, publiée dans le journal de la Société européenne d'oncologie médicale, Annals of Oncology, les avantages de cette prévention l'emportent sur les inconvénients, même si certaines précautions semblent requises pour éviter les saignements et hémorragies. Il évoque ainsi le dépistage pour traiter et éliminer la bactérie Helicobacter pylori, responsable de la majorité des ulcères gastro-duodénaux, susceptibles de saigner abondamment en cas de prise inconsidérée d'aspirine.

Pour bénéficier des bienfaits de l'aspirine, les gens doivent commencer à prendre une dose quotidienne de 75-100 mg pendant au moins cinq ans et probablement 10 ans entre les âges de 50 et 65 ans, selon cette nouvelle étude.

Aucun bénéfice n'a été observé dans les trois premières années de prises d'aspirine. Les taux de mortalité ont été réduits seulement après cinq ans

Cependant "de plus amples recherches sont nécessaires pour déterminer la dose optimale et la durée d'utilisation, et identifier les personnes à risque accru de saignement", notamment parmi les personnes âgées, relèvent les auteurs.

Il est déconseillé de se lancer dans une prise d'aspirine à tout va sans en parler d'abord à son médecin.

Retrouvez les articles du HuffPost Art de vivre sur notre page Facebook.


Les aspirines... pas seulement pour le mal de tête!