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Gaza: Nétanyahou affirme que l'offensive était «justifiée» et «proportionnée»

06/08/2014 07:53 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Le premier ministre israélien a défendu, mercredi, les actions de l'armée israélienne durant la récente guerre dans la bande de Gaza, affirmant que le lourd bilan des victimes civiles était entièrement attribuable au Hamas.

Devant des journalistes étrangers, Benyamin Nétanyahou a déclaré que les bombardements intenses de la bande de Gaza par l'armée israélienne étaient une réponse nécessaire aux attaques menées par le Hamas. La réplique militaire forte d'Israël était «justifiée» et «proportionnée», a-t-il dit.

Près de 1900 Palestiniens ont été tués durant les affrontements, en grande majorité des civils, selon les responsables des services de santé dans la bande de Gaza. Israël affirme que quelque 900 extrémistes palestiniens font partie des victimes.

M. Nétanyahou a affirmé qu'il regrettait «chaque» décès de civil, mais que le Hamas en était responsable parce qu'il a mené ses attaques à partir de zones résidentielles.

Le cessez-le-feu ayant mis fin à un mois d'affrontements entre Israël et le Hamas a tenu pour une deuxième journée consécutive, mercredi, à l'aube de négociations au Caire qui pourraient mener à une trêve à long terme et à une entente plus large sur la bande de Gaza.

Des médiateurs égyptiens doivent rencontrer des représentants des deux parties au cours des prochains jours pour tenter d'en arriver à un accord. La délégation palestinienne est composée de membres de toutes les grandes factions, y compris le Hamas qui gouverne la bande de Gaza.

L'identité des délégués israéliens n'a pas été dévoilée, mais les deux camps auraient déjà des contacts indirects concernant une nouvelle entente frontalière. Israël exige que le Hamas soit désarmé, ou qu'il soit incapable de se réarmer, avant d'envisager une réouverture de la frontière fermée par Israël et l'Égypte en 2007.

«La chose la plus importante pour nous est l'élimination du blocus et le début de la reconstruction de Gaza, a dit le délégué palestinien Bassam Salhi. Il ne peut y avoir d'entente sans ça.»

Il a ajouté que le cessez-le-feu, qui doit prendre fin à 8 h vendredi, sera probablement prolongé si les négociateurs estiment avoir besoin de plus de temps.

Les pourparlers n'en sont encore qu'à leurs premier balbutiements, mais on évoque déjà une reconstruction de la bande de Gaza financée par la communauté internationale et dirigée par le gouvernement d'unité nationale du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Une conférence de pays donateurs pourrait avoir lieu en Norvège au début du mois de novembre.

Les résidants de l'enclave palestinienne profitaient de l'accalmie, mercredi, pour rentrer chez eux et inspecter les dommages. Des voitures et des mulets chargés d'articles domestiques et de matelas bloquaient les rues et des files d'attente se sont formées devant les guichets automatiques.

Des ouvriers travaillaient d'arrache-pied pour tenter de réparer les lignes électriques et téléphoniques. La seule centrale énergétique de la bande de Gaza a toutefois été lourdement endommagée par une frappe israélienne, et le retour à la normale n'est pas prévu avant longtemps.

Plusieurs résidants ont dit espérer que l'ampleur des dégâts fasse pression sur la communauté internationale pour trouver une solution aux problèmes du territoire.

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