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Autriche: 25 000 personnes se joignent à une plainte contre Facebook

06/08/2014 11:00 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT
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Un recours collectif contre Facebook, déposé par le jeune juriste viennois Max Schrems devant le tribunal de commerce de Vienne, avait réuni mercredi 25 000 plaignants seulement six jours après le dépôt de la plainte, a annoncé l'Autrichien.

L'initiative "Europe v Facebook" dirigée par Max Schrems réclame que le plus grand réseau social au monde "se mette enfin en conformité avec le droit, en ce qui concerne la protection des données".

Max Schrems, dont la croisade contre le réseau social avait débuté alors qu'il était encore étudiant, accuse entre autres Facebook Ireland Ltd., la base européenne de l'entreprise, d'enfreindre le droit européen sur l'utilisation des données, et de participer au programme de surveillance Prism de la NSA, l'Agence de sécurité nationale américaine.

Il espère obtenir un dédommagement de 500 euros par plaignant. Avec 25.000 plaignants, la somme peut donc atteindre 12,5 millions d'euros. Tout utilisateur majeur de Facebook à travers le monde, exceptés les États-Unis et le Canada, peut en principe se joindre à la class-action.

"Nous nous attendions à atteindre ce chiffre (de 25.000 plaignants), mais pas dans un temps si réduit", a expliqué mercredi le juriste âgé de 26 ans à l'agence de presse autrichienne APA.

Pour le moment, les personnes ne peuvent plus s'inscrire que comme "intéressé" en remplissant un formulaire sur le site fbclaim.com. Si la limite devait être élargie, les organisateurs préviendront les inscrits qu'ils pourront se joindre au recours.

La date d'un éventuel procès n'a pas encore été fixée.

Au cours de ses études de droit, Max Schrems avait pu accéder à une compilation de ses données personnelles, soit 1.222 pages qui répertorient toutes ses activités sur Facebook, y compris ce qu'il pensait avoir supprimé.

Le Viennois avait accusé en août 2011 le réseau social de détention abusive de données personnelles, déposant un recours devant l'Autorité de protection de la vie privée en Irlande (DPC), où l'entreprise américaine a son siège social européen.

La DPC avait donné raison à l'étudiant et demandé à Facebook de clarifier sa politique sur les données privées.


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