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Attentats de Bali en 2005: un complice libéré de prison

06/08/2014 08:43 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:12 EDT

Un Indonésien qui avait participé aux attentats de Bali en 2005, faisant 20 morts et plus d'une centaine de blessés, a été remis en liberté conditionnelle mercredi, a annoncé une porte-parole du ministère indonésien de la Justice.

Muhammad Cholili, 36 ans, avait été condamné en 2006 à 18 ans de prison pour avoir aidé à fabriquer les explosifs, en compagnie de Noordin Mohammad Top and Azahari Husin, deux meneurs du réseau extrémiste islamiste Jemaah Islamiyah (JI), lié à Al-Qaïda, impliqués également dans les attentats à Bali en 2002, qui avaient fait 202 morts, en majorité des touristes occidentaux.

"Muhammad Cholili a été remis en liberté conditionnelle aujourd'hui (mercredi) après plusieurs remises de peine dont il a bénéficié pour bonne conduite", a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère de la Justice, Ika Yusanti, ajoutant que le condamné n'avait "jamais enfreint le règlement de la prison".

Les peines de prison en Indonésie sont en général réduites à l'occasion des célébrations de l'Aïd el-Fitr, marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan, et de la fête de l'Indépendance le 17 août en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde.

Cholili a ainsi été libéré après avoir purgé environ la moitié de sa peine, mais il continuera de faire l'objet d'une surveillance et a pour interdiction de quitter l'Indonésie, a souligné Mme Yusanti.

"S'il commet n'importe quel délit ou créé des problèmes dans le pays, il retournera en prison", a-t-elle dit.

Selon le quotidien de langue anglaise Jakarta Globe, Cholili a été surpris d'apprendre sa libération et s'est dit content de quitter le prison Lowokwaru à Padang, dans l'est de l'île de Java: "Le plus important pour moi est de rentrer à la maison et rencontrer ma famille", a-t-il déclaré.

L'Indonésie avait été précipitée dans sa propre "guerre contre le terrorisme" par les attentats de Bali en 2002. Mais l'archipel n'a pas connu d'attentat majeur depuis ceux qui ont fait neuf morts en juillet 2009 dans des hôtels de luxe à Jakarta. Les actes terroristes, qui auparavant visaient des étrangers, ont dorénavant des cibles indonésiennes, telles la police ou des minorités religieuses.

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