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Ukraine: nouvelles sanctions japonaises contre 40 personnalités et deux organismes

05/08/2014 12:26 EDT | Actualisé 04/10/2014 05:12 EDT

Le Japon a officiellement décidé mardi de nouvelles sanctions contre "ceux qui sont impliqués dans le rattachement de la Crimée et la déstabilisation de l'Ukraine".

Le gouvernement de Shinzo Abe a approuvé le gel des avoirs de 40 personnes et de deux organisations ayant un rôle dans la crise que traverse l'Ukraine.

Parmi elles, se trouvent en tête de liste l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

Tokyo a aussi commencé à contrôler plus sévèrement les importations de produits fabriqués en Crimée.

"Le Japon espère sincèrement que la situation en Ukraine va bientôt se normaliser par la voie du dialogue diplomatique", avait déclaré la semaine passée le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga.

Ces nouvelles sanctions, dont la préparation avait été annoncée la semaine passée, ont par avance été qualifiées par la diplomatie russe d'"acte inamical et irréfléchi qui se base sur des idées tout à fait erronées concernant les raisons réelles de ce qui se passe en Ukraine".

Moscou a par ailleurs dénoncé l'incapacité des hommes politiques japonais à prendre une position indépendante, sans suivre la ligne de Washington.

Membre du G7, le Japon s'est aligné sur les avis de ce groupe pour condamner la Russie suite au rattachement de la Crimée à ce pays en mars dernier.

Tokyo avait alors pris des premières sanctions fin avril, notamment une interdiction de visas touchant 23 citoyens russes.

La Russie avait déjà vivement réagi en promettant de riposter à cette décision qui, disait-il, ne resterait pas "sans réponse".

Principal allié des Etats-Unis dans la région, le Japon se trouve depuis le début de la crise ukrainienne dans un dilemme fâcheux.

Le gouvernement faisait en effet tout depuis l'arrivée de Shinzo Abe au pouvoir fin décembre 2012 pour resserrer les liens avec Moscou, l'un des principaux fournisseurs de gaz de l'archipel (environ 10%). En l'espace d'un an et demi, M. Abe a rencontré le président Vladimir Poutine cinq fois.

Au-delà des intérêts purement économiques, Tokyo espère aussi, en se rapprochant de la Russie, arriver finalement à résoudre un conflit territorial, celui des îles Kouriles, qui a empêché les deux pays de conclure jusqu'à aujourd'hui un traité de paix depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

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