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Procès Westgate: les accusés ont acheté des puces de téléphone avec de faux papiers (témoins)

05/08/2014 10:25 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Les quatre accusés du procès de l'attaque en septembre 2013 du centre commercial de Westgate à Nairobi ont utilisé de fausses identités pour acheter des puces de téléphone utilisées dans la préparation de l'attaque, a entendu la Cour mardi.

Le procès de ces quatre hommes, accusés d'avoir aidé les assaillants qui ont tué au moins 67 personnes - clients, commerçants et policiers - dans le centre commercial en septembre dernier mais pas d'avoir directement pris part à l'assaut, s'est ouvert en janvier et progresse extrêmement lentement.

Hussein Hassan Mustafa, Mohamed Ahmed Abdi, Liban Abdullah Omar et Adan Mohammed Abdikadir, qui sont apparus mardi menottés ensemble, souriant et échangeant en langue somali, sont inculpés de complot en vue d'une attaque terroriste, appartenance à un groupe terroriste et possession de matériel lié à une infraction terroriste.

Mardi, un policier et une musicienne ont témoigné devant la Cour, expliquant que leurs cartes d'identité avaient été utilisées frauduleusement pour acheter et enregistrer des cartes SIM de téléphones portables, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je suis choquée et je ne sais pas comment cela a pu arriver", a témoigné Rose Mukere, chanteuse de gospel.

Durant l'assaut, les quatre membres du commando ont été filmés par des caméras de surveillance en train de parler sur des téléphones portables, mais il n'est pas clair si les puces achetées par les quatre accusées sont celles utilisées alors.

Les islamistes somaliens shebab, qui ont revendiqué l'opération contre le centre commercial, ont affirmé être en contact permanent avec le commando durant les quatre jours du siège et fournissait des informations en permanence sur Twitter.

Plus de 35 témoins ont comparu depuis l'ouverture du procès et l'accusation compte en produire au moins 15 autres.

Les quatre accusés sont d'ethnie somali, mais il n'est pas clair s'ils sont Kényans, comme ils affirment, documents à l'appui dont l'authenticité est remise en cause, ou s'ils sont de nationalité somalienne.

Les shebab avaient affirmé que l'attaque du Westgate était une action de représailles à l'intervention militaire kényane en Somalie, où l'armée kényane combat les islamistes depuis octobre 2011.

L'audience a été ajournée, et se tiendra le 20 août.

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