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Les Philippines envoient un navire pour évacuer leurs ressortissants piégés en Libye

05/08/2014 09:55 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Les Philippines ont annoncé mardi l'envoi en Libye d'un navire pour évacuer au moins 700 de leurs citoyens, tout en poursuivant leurs efforts pour secourir leurs milliers de ressortissants piégés dans un pays déchiré par les conflits.

Le ministre philippin des Affaires étrangères, Albert del Rosario, a indiqué que ce navire recueillerait des Philippins de Misrata et de Benghazi, voire de Syrte, ajoutant que d'autres pouvaient encore fuir par la frontière avec la Tunisie.

"Nous avons 400 personnes à Misrata, 300 à Benghazi et environ 200 à Syrte, mais le bateau ne peut pas accoster dans cette ville car c'est un port peu profond, donc nous avons besoin d'un plus petit vaisseau pour amener les gens jusqu'au bateau", a-t-il déclaré.

Le navire, qui peut transporter 1.500 passagers, a été affrété pour environ 1,8 million de dollars et atteindra la Libye à la fin de la semaine, a précisé le ministre.

"Nous comptons récupérer autant de gens que possible", afin de les conduire en lieu sûr à Malte, a-t-il poursuivi.

Quelque 13.000 Philippins travaillaient en Libye jusqu'au début des affrontements entre milices rivales en juillet. Malgré les appels répétés de leur gouvernement à partir de ce pays, ils seraient encore 11.000 à y demeurer, alors que les violences ont provoqué des fermetures d'aéroports et rendu les routes dangereuses.

M. del Rosario a assuré que la route reliant Tripoli à la Tunisie était désormais sûre et serait utilisée pour évacuer la capitale libyenne.

Plusieurs entreprises employant des Philippins évacuaient par ailleurs leur personnel par leurs propres moyens, a-t-il affirmé.

L'évacuation par voie maritime des ressortissants philippins en Libye avait été annoncée le 31 juillet, après l'enlèvement et le viol d'une infirmière par un groupe armé.

Environ 3.000 soignants et médecins philippins travaillent en Libye, où ils représentent près de 60% du personnel médical. Leur départ fait craindre aux autorités locales un effondrement du fragile système de santé.

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