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Le pétrole repart en baisse à New York

05/08/2014 09:35 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole coté à New York repartaient à la baisse à l'ouverture mardi, les investisseurs penchant pour la prudence après un indicateur chinois décevant et avant un rapport sur les stocks pétroliers aux Etats-Unis.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en septembre, qui était parvenu lundi à mettre fin à une série de cinq séances de baisse à la suite, reculait de 29 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 98,00 dollars.

Le prix du baril d'or noir américain est affecté par des chiffres sur l'activité en Chine, mais aussi en zone euro "mitigés voire franchement décevants", a avancé Bill Baruch de iiTrader.com.

Selon la banque HSBC, l'indice PMI sur l'activité dans le secteur des services en Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, s'est établi à 50,0 en juillet, soit la limite exacte entre contraction et expansion de l'activité, en nette baisse par rapport à 53,1 le mois précédent.

Dans la zone euro, le PMI composite du cabinet Markit s'est établi à 53,8 points, contre 52,8 le mois précédent. Mais il est surtout tiré par le secteur privé, qui enregistre sa deuxième plus forte croissance depuis un peu plus de trois ans, le taux d'expansion de l'industrie manufacturière affichant de son côté "un rythme modéré au regard des sommets atteints plus tôt dans l'année", souligne le cabinet privé.

Les acteurs du marché de l'énergie étaient aussi sur la réserve en attendant la publication mercredi du rapport hebdomadaire des autorités américaines sur le niveau des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis. Plusieurs observateurs s'étonnent de la relative faiblesse de la consommation d'essence aux Etats-Unis depuis le début de l'été et chercheront de nouveaux signes sur cette tendance dans le document.

La baisse des cours du brut restait toutefois limitée par un regain de tensions géopolitiques dans des pays clés pour le marché mondial de l'énergie.

Les courtiers s'inquiétaient notamment selon Phil Flynn, de Price Futures Group, des "prises effectuées par (les combattants du groupe ultra-radical de l'Etat islamique) dans la région autonome du Kurdistan en Irak".

Ces insurgés se sont notamment emparés ce week-end de deux champs de pétrole ayant une production totale de 20.000 barils par jour, Ain Zalah et Batma, et d'une petite centrale électrique.

"L'arrivée massive de troupes russes aux frontières de l'Ukraine apporte aussi du soutien aux cours du brut", le marché craignant une escalade des tensions entre Moscou et Kiev pouvant affecter l'offre énergétique en provenance de Russie, a ajouté M. Flynn.

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