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La Tunisie veut 12 hélicoptères militaires américains contre le "terrorisme" (président)

05/08/2014 02:09 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

La Tunisie a demandé aux Etats-Unis de lui fournir douze hélicoptères militaires pour que ses forces armées combattent le "terrorisme" jihadiste qui menace ce pays du Maghreb, a dit son président Moncef Marzouki, en visite à Washington.

"Nous avons besoin d'hélicoptères, nous en avons besoin d'environ douze. Nous avons demandé aux Etats-Unis de nous donner environ douze Black Hawk", a déclaré le chef de l'Etat tunisien devant un centre d'études de Washington, en marge du sommet Etats-Unis/Afrique.

Il a estimé qu'un tel achat serait "extrêmement onéreux" et qu'il faudrait à Tunis "deux ou trois ans" pour obtenir les appareils.

M. Marzouki a également réclamé pour équiper son armée "des instruments de vision de nocturne et de communication".

Il a invoqué la "lutte contre le terrorisme", une "nouvelle menace" représentée par "des terroristes extrêmement bien entraînés au Mali ou pendant 20 ans contre l'armée algérienne".

La Tunisie est confrontée depuis la révolution de 2011 à un essor de la mouvance jihadiste. Une cinquantaine de militaires, policiers et gendarmes ont été tués dans des attaques impliquant des groupes armés depuis 2011.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a récemment revendiqué pour la première fois des attaques en Tunisie, notamment fin mai contre le domicile du ministre de l'Intérieur

Président du premier pays du Printemps arabe, M. Marzouki a donné échos aux propos laudateurs tenus la veille par le secrétaire d'Etat John Kerry qui voit dans la Tunisie "une balise d'espoir" pour le monde arabe.

La Tunisie "est le dernier espoir (...) et nous avons l'obligation d'être une +success story+", a lancé le chef de l'Etat tunisien.

Dans sa transition vers la démocratie, la Tunisie a connu une crise politique de plusieurs mois qui ne s'est apaisée qu'en janvier dernier avec l'adoption d'une Constitution puis le départ du gouvernement mené par les islamistes d'Ennahda, remplacé par une équipe de technocrates.

nr/gde

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