NOUVELLES

Il y a 45 ans, le festival Woodstock marquait le début d'un temps nouveau

05/08/2014 04:49 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Du 15 au 18 août 1969, ce fut un moment exceptionnel à Bethel, New York. Venues d'un peu partout aux États-Unis, environ un demi-million de personnes se sont dirigées vers ce coin de campagne — soit 10 fois plus que prévu — pour célébrer la musique rock.

MusiMax diffuse, le vendredi 15 août à 20 h, quatre heures d'un documentaire qui a capté l'événement, de l'arrivée au départ des spectateurs. La réalité ayant dépassé toute logistique, garçons et filles, dont certaines avec des nourrissons et de jeunes enfants, se sont agglutinés dans un champ pour voir et entendre une panoplie de groupes et de solistes interpréter des musiques rock, funk, soul, célébrant l'ère de la liberté et la fin du joug du puritanisme aigu. Puis survint un orage mémorable obligeant tout le monde à patauger dans la boue, sans rien pour se protéger, mais qui n'a quand même pas affecté leur enthousiasme. À noter que sous les nuages liés à la température mais aussi à une consommation de produits illicites, tout s'est déroulé de façon pacifique.

Au cours du week-end, Arlo Guthrie, Ravi Shankar, Joan Baez, Santana, Janis Joplin, The Who, Joe Cocker, Sha Na Na, Blood, Sweat and Tears, Jimi Hendrix se trouvaient parmi les grands noms qui ont défilé sur la scène de Woodstock. Après le départ de cette imposante foule, les lieux furent déclarés «zone sinistrée», où il n'y avait plus que détritus et désolation.

L'homme en noir

Johnny Cash, chanteur country, a subjugué les foules. Son statut d'homme très ordinaire en a fait un auteur-compositeur-interprète guitariste hors de l'ordinaire. Il savait traduire les maux et les préoccupations de ses congénères en chansons. Ce qui lui a valu un amour indéfectible du public.

À ARTV, ce dimanche, 20 h 30, «L'Amérique de Johnny Cash» nous raconte sa vie, depuis son enfance dans les champs de coton de l'Arkansas. Une vie difficile. Puis, il y eut le service militaire, et enfin, la possibilité de plonger dans la musique, son rêve depuis toujours. Dans ce documentaire, on évoque les grands thèmes qui l'ont préoccupé: la liberté, la justice, la famille, la vérité, la foi, le patriotisme et la rédemption. Il est aussi question de son grand amour pour June Carter, et de son indomptable dépendance aux drogues.

Il comprenait la vie des marginaux, les prisonniers réclamaient sa présence, les Indiens à qui il a dédié «Big Foot» l'ont aussi adopté. Al Gore, Loretta Lynn, Bob Dylan, ses enfants, des musiciens, des biographes livrent ce qu'ils connaissent de Johnny, dont sa mère disait: «Dieu a posé Sa main sur lui». Le documentaire est suivi, à 22 h 30 de «Johnny Cash en concert à Montreux».

Apprendre des animaux

Parfois, comme pour les humains, la chance finit par sourire à un animal qui a subi un mauvais coup du sort. À «Planète bleue», ce samedi 19 h, à Télé-Québec, on rencontre «Albert, le mouton et Themba, l'éléphant». Themba, à peine six mois, a perdu sa mère tombée d'une falaise. Parce qu'il est voué à une mort certaine, une équipe de naturalistes tentent de sauver l'animal. Refusant de se nourrir, on songe à lui donner un compagnon, Albert le mouton qui, très patient, parviendra à redonner le goût de vivre à l'éléphanteau.

À revoir avec bonheur: «U2 - Du ciel vers la terre», documentaire qui raconte les débuts difficiles du groupe qui avait du mal à trouver sa voie, au point où on envisageait de mettre fin à l'association. Survient pourtant l'idée de «Ashtung Baby», l'album qui, en 1991, offre une renaissance à Bono et à ses coéquipiers. Le tourbillon ne s'est plus arrêté depuis. À ARTV, ce samedi, 22 h 30, on les suit donc à travers leurs prestations à la télévision britannique durant une trentaine d'années.

Jusqu'au 24 août, les Acadiens sont en liesse. À Edmundston, au Nouveau-Brunswick, Zachary Richard, Lisa LeBlanc, Roch Voisine, Marie-Jo Thério, Edith Butler, les Hay Babies et Radio Radio ont rejoint la communauté à l'occasion de la «Fête nationale des Acadiens», que l'on célèbre en plein Congrès mondial acadien. Leurs diversités réunies sur une même scène donnent un aperçu de l'éventail de la culture acadienne. À Radio-Canada, le vendredi 15 août, 20 h, et reprise à ARTV, le dimanche 17 août, 20 h 30.

À surveiller

À RADIO-CANADA: la Fête nationale des Acadiens, le vendredi 15 août, à 20 h, est précédée du documentaire «Grand-Pré - Écho de l'UNESCO», d'Anika Lirette, à 19 h. L'histoire des Acadiens en est une de courage et de résilience qui, immanquablement, captera l'intérêt des téléspectateurs.

À TÉLÉ-QUÉBEC: sous des apparences bon chic-bon genre, deux familles américaines donnent l'image de gens aisés et heureux. Sauf qu'à y regarder de plus près, on constate que ces personnes se jouent une comédie qui finira par avoir raison d'elles. «Beauté américaine», avec Kevin Spacey, Thora Birch, Wes Bentley, le jeudi 14 août, 21 h.

À TV5: les chiens entraînés pour secourir des gens engloutis lors d'une avalanche doivent avant tout être rapides et efficaces, parce que chaque seconde compte. Puis, il y a les chiens pisteurs d'explosifs, de drogue ou de personnes disparues, qu'on veut infatigables, capables de supporter des conditions difficiles et toujours en parfaite symbiose avec leur maître. On peut en voir quelques-uns à l'œuvre à «Secouristes de l'extrême», le vendredi 15 août, 20 h.

À SUPER ÉCRAN: la jeune Sophie Nélisse tient, avec beaucoup de justesse, le rôle d'une jeune Allemande séparée des siens et qui parvient à se soustraire des horreurs de la guerre en s'évadant dans les livres, ce samedi, 21 h.

PLUS:pc