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Hugues Fournel est affamé en vue des Championnats du monde de canoë-kayak

05/08/2014 12:03 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Hugues Fournel est affamé en vue de son retour aux Championnats du monde de canoë-kayak, après s'être accordé une pause d'un an. Le kayakiste souhaite que le jumelage avec le vétéran Richard Dober fils pour l'épreuve de sprint 200 mètres permettra de glaner une médaille à Moscou, en Russie.

«Nous voulons monter sur le podium, je n'ai pas peur de le dire, lance Fournel. Nous avons longtemps été dans le milieu du paquet. C'est le moment d'aller chercher la coche qui nous manque.»

Ce n'est pas une mince tâche parce que la compétition est très relevée. Plusieurs pays — la Russie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France — peuvent aspirer au titre.

Dans une course effrénée d'une trentaine de secondes, tout doit fonctionner à merveille. La moindre défaillance peut tout faire dérailler.

Fournel a encore en travers de la gorge la septième place que Ryan Cochrane, de Windsor, en Nouvelle-Écosse, et lui ont obtenue aux Jeux olympiques de Londres. L'an dernier, Cochrane et Dober fils, de Trois-Rivières, ont fini huitièmes aux Mondiaux en Allemagne.

Fournel souhaite qu'on ait finalement trouvé la combinaison gagnante. En début de saison, le Lachinois de 25 ans a fait équipe avec Étienne Morneau, de Lac-Beauport, pendant quelques mois. Bien qu'ils aient montré de belles choses au cours des trois compétitions de la Coupe du monde auxquelles ils ont pris part, ils n'ont pu faire mieux qu'une cinquième position.

Désespérément à la recherche du duo qui va finalement monter sur le podium, l'entraîneur Frédéric Jobin a donc décidé de rebrasser les dés avant les essais nationaux de juin.

C'est maintenant au tour de Fournel et de Dober fils, un chiropraticien de 33 ans, de faire leurs preuves cette semaine en Russie, lors des Mondiaux qui se dérouleront du 6 au 10 août. Sinon, les expérimentations à quatre se poursuivront jusqu'aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

«Notre groupe vit une amitié forcée en raison de la rivalité qui existe, a fait remarquer Fournel. Mais il s'est installé une bonne entente entre nous. Tous sont très respectueux l'un envers l'autre, même si à tout moment ton coéquipier peut devenir ton adversaire.»

Créer la surprise

En canoë, le duo formé de Gabriel Beauchesne-Sévigny et de Benjamin Russell espère créer la surprise au 1000 mètres.

L'équipage a obtenu de bons résultats au cours de sa première année complète de cohabitation. Beauchesne-Sévigny, de Trois-Rivières, a fait auparavant équipe avec le frère aîné de Benjamin, Andrew, pendant six ans. Les Russell sont originaires de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

«Ils sont assez différents, mais la transition s'est bien faite, a relevé Beauchesne-Sévigny, diplômé en génie civil. Benjamin est un moteur diesel, un cheval de travail qui est très constant, tandis qu'Andrew était plus explosif.»

Beauchesne-Sévigny, 29 ans, et Russell, 27 ans, l'ont emporté à leur première épreuve de la Coupe du monde ensemble, en Pologne, l'an dernier. À Moscou, ils tenteront de bousculer l'échiquier mondial.

«Les Russes ne voudront pas rater leur coup chez eux, les Hongrois sont très rapides et les Allemands voudront racheter leur décevante cinquième place l'an dernier, a soulevé Beauchesne-Sévigny. Nous chercherons à nous pointer dans le lot.»

Les soeurs en K4

Du côté féminin, les soeurs de Hugues Fournel et de Gabriel Beauchesne-Sévigny seront à surveiller dans le K4 500 mètres.

Pour la deuxième année de suite, Émilie Fournel et Geneviève Beauchesne-Sévigny auront comme coéquipières Kathleen Fraser, de Toronto, et Hannah Vaughn, de Halifax. Le quatuor veut poursuivre la mission qu'il s'est donnée l'an dernier de qualifier l'embarcation en vue des Jeux olympiques de Rio en 2016.

«J'ai été la seule kayakiste canadienne aux Jeux de Londres et je me suis emmerdée quelque peu, a noté Fournel, âgée de 28 ans. Plus on sera de filles à Rio, mieux ce sera. Étant une des filles les plus expérimentées de l'équipe nationale, je retire une grande satisfaction d'aider les plus jeunes. Elles me le rendent bien parce que leur enthousiasme a un effet revigorant pour moi. Nous avons toutes autant besoin l'une de l'autre.»

Beauchesne-Sévigny, 28 ans, est de retour dans l'équipage depuis peu de temps après avoir soigné une blessure. L'olympienne des Jeux de Pékin en 2008 en sera à sa première présence aux Mondiaux depuis 2006.

Après avoir fini sixième aux Championnats du monde l'an dernier, l'équipage jugerait que ce serait une progression intéressante de se hisser parmi le top-5 cette année.

Fournel prendra également part à l'épreuve individuelle de 500 mètres, où elle souhaite faire partie du groupe des neuf finalistes.

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