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France: des affrontements entre migrants font 51 blessés à Calais

05/08/2014 09:09 EDT | Actualisé 05/10/2014 05:12 EDT

PARIS - Les migrants s'amenant en Europe dans des proportions sans précédent causent un été tendu en France, alors que des affrontements éclatent entre des demandeurs d'asile dans des camps surpeuplés et que la police lance des gaz lacrymogènes pour tenter de contenir ces rassemblements.

Des migrants soudanais et érythréens se sont affrontés dans une chaleur accablante, mardi, au port français de Calais.

Des policiers britanniques étaient sur les lieux à Calais pour tenter de s'assurer que ces migrants ne traversent pas la frontière. Leurs homologues français ont lancé mardi des gaz lacrymogènes pour maîtriser le plus récent de trois affrontements ayant fait 51 blessés, dont un grièvement, a indiqué la préfecture de Calais.

Il s'agissait du troisième affrontement à éclater en 48 heures entre ces migrants, qui se massent à Calais dans l'espoir de pouvoir traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni.

Les dirigeants de Calais se plaignent depuis longtemps de la présence de ces migrants, qui errent dans les rues de la ville et érigent des campements improvisés sur des terrains abandonnés et ailleurs. Plusieurs sont arrivés par bateau en Italie, où les autorités se font de plus en plus complaisantes à leur endroit en leur permettant d'entrer librement en Europe.

Les camps extérieurs ont été démantelés en mai. Les autorités françaises menaçaient d'expulser les migrants des deux usines abandonnées qu'ils occupaient.

Les migrants fuyant la pauvreté et la guerre en Afrique et au Proche-Orient arrivent à Calais avec l'espoir de traverser la Manche sur un traversier ou un cargo. Leur nombre dans la ville aux abords de la Manche a grimpé jusqu'à 1300, accablant la Ville, les groupes d'aide et la police.

Jusqu'à 40 policiers antiémeute additionnels ont été déployés à Calais mardi soir, portant le nombre de policiers à 600, a indiqué la Ville.

«Il y a des migrants qui arrivent chaque jour, et chaque jour, certains parviennent à se rendre au Royaume-Uni», a dit le maire adjoint Philippe Mignonet, en charge de la sécurité. Il a refusé de dire combien de migrants déjouaient les scanners, les détecteurs de CO2 et autres technologies utilisées dans des camions et dans le tunnel sous la Manche.

«Calais est prise en otage», a dit M. Mignonet, blâmant en partie un accord de coopération franco-britannique affligeant selon lui le gros du fardeau sur la ville portuaire.

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