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«1987», Ricardo Trogi fait sa crise d'adolescence (PHOTOS/VIDÉO)

05/08/2014 09:18 EDT | Actualisé 05/08/2014 10:42 EDT

Cinq ans après 1981, Ricardo Trogi nous offre la suite 1987 (vous comprenez ?...), une comédie décomplexée à saveur biographique. À travers son émule toujours interprété par Jean-Carl Boucher, le réalisateur québécois revisite son adolescente sur fond de musique pop.

À 17 ans, rien ne va plus. On n’est plus un enfant et pas tout à fait encore un homme. «C’est comme une alarme, lance Ricardo Trogi en entrevue. La fin du secondaire représente le moment où tu entres dans l’âge adulte avec bientôt l’entrée au CÉGEP. La tangente devient plus sérieuse. Tu penses à des projets d’avenir».

Mais voilà, les projets ne se bousculaient pas pour Ricardo qui se souvient avoir beaucoup pataugé. «Je ne savais pas ce que je voulais faire. Je n’avais aucune idée où je m’en allais. Je n’étais pas le seul dans cette situation, mais j’avais le sentiment de subir une énorme pression. Mais l’été 1987 reste une des plus belles périodes de ma vie».

La fin de l’adolescence représente l’âge de tous les possibles avec en bonus quelques coups foireux. Le réalisateur de Québec-Montréal et Horloge biologique n’a pas hésité à montrer ses erreurs de jeunesse comme les vols de radios d'autos en compagnie de ses amis. «Je me suis fait arrêter par la police. Une vraie catastrophe à l’époque même si maintenant j’en ris de bon cœur».

Gêné de tout montrer? «Pas du tout, rétorque-t-il. Le film est une exploration. La plupart des événements que je raconte se sont produits. C’est arrivé pour vrai, mais il a fallu que je tricote des circonstances pour que tout cela puisse rentrer dans un film. Il y a eu la police, mais aussi d’autres choses dont je suis moins fier. J’ai dit des conneries à mon père que je regrette encore aujourd’hui».

Retour vers le passé

Fils d’immigré italien, Trogi qui a grandi à Québec se met donc en scène dans 1987. A cette époque, il ne veut surtout pas d’une «job d’immigrant». Le jeune Trogi veut ouvrir une discothèque, perdre son pucelage et rentrer dans les bars. Vaste programme. En attendant, il compose. Entouré de ses amis, il joue au mafioso en commettant de menus larcins.

«J’ai réglé des choses, dit-il. Je m’en vais chercher un genre de pardon. C’est thérapeutique de revoir des épisodes de sa propre vie. Je suis retourné vivre à Québec pendant l’écriture du scénario. Je me suis installé dans un appartement de Limoilou. Je me promenais dans les rues pour attraper au vol les souvenirs, un procédé qui m’a beaucoup nourrit».

Au final, 1987 est un film qui revisite une époque turbulente, mais en mode humour. Entre une sœur qui ne sort jamais de sa chambre et des parents à couteaux tirés, les mésaventures s’accumulent. «C’est ma façon de communiquer. Je ne serais pas capable de faire un drame avec ma vie. Et puis, on n’est pas sérieux quand on a 17 ans, n’est-ce pas?»

1987 – Les Films Séville – Comédie – 105 minutes – Jean-Carl Boucher, Claudio Colangelo, Sandrine Bisson, Éléonore Lamothe, Pier-Luc Funk, Laurent-Christophe de Ruelle, Simon Pigeon, Rose Adam, Alyssa Labelle – Sortie en salles le 6 août 2014 – Canada, Québec.

1987, le film


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