NOUVELLES

Somalie: un chef de la police tué, les shebab revendiquent

04/08/2014 02:28 EDT | Actualisé 04/10/2014 05:12 EDT

Un chef de la police du nord de la Somalie a été tué lundi lors d'un attentat à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, la dernière attaque en date du groupe armé.

"Grâce à Allah, les moudjahidine ont mené une opération réussie visant de hauts responsables apostats", a déclaré le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab.

Des sources gouvernementales dans la capitale Mogadiscio ont confirmé la mort d'Adirahman Abbas, chef de la police dans la zone de Bari, dans la région semi-autonome du Puntland (nord-est).

Trois autres policiers ont aussi été tués dans l'explosion, selon le porte-parole des shebab. Côté officiel, on a confirmé la mort de plusieurs officiers de police, sans donner de chiffre exact.

M. Abbas était le chef de la police dans le port stratégique de Bosaso, principale ville de la région de Bari.

L'attentat a été provoqué par l'explosion d'une voiture conduite par un kamikaze et bourrée d'explosifs, selon les premières informations.

Le porte-parole des insurgés islamistes a affirmé que le haut responsable policier avait été tué "à cause de ses crimes contre les musulmans (...), en ayant emprisonné, torturé et tué beaucoup".

Les shebab ont surtout visé ces derniers temps Mogadiscio, à plus de 1.000 km au sud du lieu du dernier attentat, mais ils ont aussi frappé depuis leurs bases des montagnes Golis, près de Bosaso.

Ces montagnes sont à cheval sur la poreuse frontière entre le Puntland et le Somaliland, une région autoproclamée indépendante du reste du pays. La région est très difficile d'accès.

Chassés de Mogadiscio puis de l'essentiel de leurs bastions depuis 2011 par la force africaine Amisom (22.000 hommes aujourd'hui), les shebab contrôlent toujours de vastes zones rurales, d'où ils mènent actions de guérilla et attentats.

Ils ont récemment mené des attaques spectaculaires contre le palais présidentiel et le Parlement, et tué cinq députés depuis le début de l'année.

Ils ont également revendiqué une série d'attaques meurtrières dans des pays voisins engagés en Somalie au sein de l'Amisom, ciblant surtout le Kenya.

amu-pjm/tmo

PLUS:hp