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Israël et le Hamas acceptent une trêve de 72 heures

04/08/2014 07:59 EDT | Actualisé 04/10/2014 05:12 EDT

GAZA, Territoire palestinien - Israël et le Hamas ont accepté lundi une proposition de trêve égyptienne destinée à faire cesser des combats meurtriers qui perdurent depuis un mois.

Les parties concernées ont indiqué qu'un cessez-le-feu préliminaire de 72 heures doit débuter mardi matin, à 8 h (heure locale). L'Égypte doit ensuite orchestrer des discussions indirectes durant les trois prochains jours pour tenter de convenir d'une trêve à long terme.

Une délégation de responsables palestiniens de diverses factions, incluant le Hamas, a pris part à des négociations avec l'Égypte ces derniers jours. Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a indiqué lundi que le groupe avait accepté la nouvelle proposition de cessez-le-feu.

Les plus récents affrontements ont explosé le 8 juillet, lorsqu'Israël a lancé une campagne de raids en réponse à un tir nourri de roquettes à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas. Israël a élargi son opération avec une offensive terrestre le 17 juillet.

Plusieurs trêves précédentes se sont écroulées, incluant un plan similaire de 72 heures ayant été brisé vendredi dernier par de lourds combats. Les deux parties s'étaient blâmées l'une et l'autre pour l'échec de la tentative.

Le porte-parole du gouvernement israélien Mark Regev a confirmé qu'Israël cesserait «toutes opérations militaires contre des cibles terroristes dans la bande de Gaza», ajoutant qu'Israël respecterait le cessez-le-feu et observerait «si le Hamas fait de même». Un responsable israélien avait dit plus tôt lundi qu'Israël évaluerait les négociations «avec un certain scepticisme» étant donné les échecs précédents.

«Il est désormais clair qu'il est dans l'intérêt de toutes les parties d'avoir un cessez-le-feu, a dit Bassam Salhi, membre de la délégation palestinienne. Il s'agira de négociations ardues, car Israël a aussi des demandes.»

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a exhorté lundi Israël et les Palestiniens à mettre en vigueur un cessez-le-feu de 72 heures dans la bande de Gaza. Il s'agirait du deuxième cessez-le-feu déclaré par l'Égypte.

Avant le début de l'opération terrestre d'Israël, l'Égypte avait annoncé un cessez-le-feu inconditionnel qui devait être suivi de négociations au Caire. Le Hamas l'avait rejeté, disant réclamer des garanties sur la fin du blocus dans la bande de Gaza, la libération de prisonniers et l'ouverture de postes frontaliers avant tout cessez-le-feu.

Plus tôt lundi, une autre trêve annoncée par Israël et le retrait des troupes terrestres de plusieurs secteurs avaient mené à une réduction de la violence à Gaza, mais une attaque perpétrée à Jérusalem a coûté la vie à au moins une personne. Les tirs de roquettes du Hamas se faisaient aussi moins intenses depuis 24 heures.

L'accalmie a été troublée quand un homme au volant d'une excavatrice a foncé contre un autobus sur une artère importante de Jérusalem. La police a décrit le tout comme une «attaque terroriste», ce qui témoigne d'une implication palestinienne. Les médias israéliens affirment que l'auteur était originaire d'un secteur arabe de la ville.

La télévision israélienne a diffusé des vidéos amateurs montrant l'excavatrice jaune heurtant le bus avec sa pelle. Le conducteur aurait ensuite été abattu par la police. Un piéton a aussi été tué, a dit un porte-parole de la police.

Peu de temps après, un motocycliste aurait ouvert le feu contre un soldat à Jérusalem-Est, le blessant grièvement. Les policiers tentent de retrouver l'agresseur.

Un leader militant a été tué par une frappe aérienne israélienne, lundi à Gaza, quelques heures seulement avant qu'une trêve de sept heures annoncée par Israël n'ouvre une «fenêtre humanitaire».

Le groupe Jihad islamique — un allié étroit du Hamas qui gouverne la bande de Gaza — a affirmé que son commandant pour la partie nord du territoire, Daniel Mansour, avait été tué lundi par une frappe aérienne israélienne contre sa maison, un peu avant l'aube.

Le conflit, qui en est à sa quatrième semaine, a jusqu'à présent coûté la vie à près de 1900 Palestiniens, pour la plupart des civils, et 64 soldats israéliens, en plus de deux civils israéliens.

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