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Gaza: l'ONU a raison de condamner la frappe sur l'école (Cameron)

04/08/2014 05:31 EDT | Actualisé 04/10/2014 05:12 EDT

Les Nations unies ont eu "raison" de condamner la frappe qui a tué dix Palestiniens dans une école de l'ONU à Gaza, a déclaré lundi le Premier ministre britannique, David Cameron, qui n'a pas voulu dire s'il s'agissait d'une violation du droit international.

"Je pense que l'ONU a eu raison de condamner (cet acte) car la loi internationale est très claire sur le fait que les civils ou les écoles ne doivent pas être visés, s'il s'avère que cela a été le cas", a dit le Premier ministre, très prudent sur le sujet, à la BBC.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait qualifié dimanche de "nouvelle violation flagrante du droit humanitaire international" le bombardement de l'école et évoqué un "scandale du point de vue moral et un acte criminel".

Les Etats-Unis, qui comme M. Ban n'ont pas désigné expressément Israël comme responsable, se sont dits "consternés" par un "bombardement honteux", alors que le président français, François Hollande, a qualifié la frappe d'"inadmissible" sur cette école gérée par l'agence onusienne pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) et transformée en centre d'accueil pour réfugiés.

Malgré plusieurs relances par le journaliste de la BBC, David Cameron a refusé lundi d'utiliser des termes aussi forts, renvoyant constamment à l'ONU qui "s'est exprimée de manière très claire et à juste titre" sur la question.

Interrogé pour savoir si la frappe constituait une violation du droit international, il a répondu: "je ne suis pas un juriste de droit international, je laisse ce débat aux juristes spécialisés".

Dimanche, le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, avait estimé que la situation à Gaza était devenue "intolérable" pour la population civile et avait craint qu'elle puisse conduire "à une hausse des incidents antisémites" en Grande-Bretagne.

L'armée israélienne devait observer lundi dans la bande de Gaza une trêve unilatérale de sept heures dans des opérations qui ont fait plus de 1.800 morts palestiniens.

jk/jh

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